"Un fabuleux voyage en Namibie" (oct. 2013)

31 octobre 2013

Un fabuleux voyage en Namibie (Oct. 2013)

31 octobre 2013
 

Introduction

Il y a 2 ans, en juillet 2011, nous éditions un 1er blog (kenyatrip) présentant notre projet de voyage en famille au Kenya et notamment tous les préparatifs associés ...

C'était il y a 2 ans déjà ...

Nous avions parcouru de nombreux blogs sur l'Afrique, dont celui d'Emmanuel, guide de Safaris en Afrique. Son blog sur la Namibie est ici. Ses photos sont superbes, allez voir !

Nous avons ensuite eu l'idée de créer à notre tour notre propre blog pour raconter et partager notre carnet de route : safarikenya

A peine rentrés, nous avions déjà envie de retourner en Afrique pour découvrir de nouveaux horizons ... : notre choix s'est rapidement porté vers la Namibie.

Et maintenant, quelle destination ? Le Botswana ? Peut etre ... L'Afrique du Sud et le Leshoto ? Pourquoi pas ... 

Et pourquoi pas retourner en Namibie ?? Il y a tellement de régions que nous n'avons pas eu le temps de visiter ... C'est très tentant ...

Mais d'ailleurs, pourquoi aller en Namibie ? Ce n'est pas si connu que cela, personne ne connait le nom de la capitale ... ni où le pays est situé ...

Pourquoi cette destination ?

- Si l'on élimine les "pays à risque" situés en Afrique, et ils sont nombreux malheureusement

- Si l'on cherche un dépaysement total avec un panorama encore inconnu (désert, dunes, ...)

- Si l'on rêve de rencontrer des animaux sauvages en pleine liberté

- Si l'on souhaite circuler en toute autonomie et totale sécurité

Et bien disons que le choix a été vite fait ...

La Namibie est connue comme étant le plus vieux désert du monde mais c'est aussi la plus jeune nation de la planète !

La Namibie, un pays mais aussi un océan minéral qui vous fait découvrir une palette infinie de couleurs et la douceur sensuelle de ses dunes vous transporte comme par magie vers le silence… Solitude, absolu, immensité, épreuve, faune, chacun à son imaginaire du désert jusqu'à le rencontrer un jour. Même si cela est difficile à faire partager, nous vous invitons à venir découvrir un jour, comme nous, ce joyau de l'Afrique australe.

Après de nombreuses recherches sur internet, différents échanges avec les Tours Operateurs locaux, nous avons commandé nos billets d'avion et notre circuit a été finalisé : c'était il y a 6 mois.

Nous voila repartis pour 2 semaines en Afrique, du 12 au 28 octobre 2013.

Nous avons tenté de faire chaque fin de journée un résumé de l'étape du jour. Nous les avons postés, ainsi que plus de 610 photos, dés notre retour en France.

Quelques chiffres : 3 600 km parcourus, 0 crevaison, 4 000 photos, des centaines de Springbocks, oryx, zèbres, des dizaines d'éléphants, 2 lions, 1 lionne, 1 guépard, 1 léopard, quelques litres d'eau ... et de carburants !

L'objectif est de partager le plus fidèlement possible nos aventures quotidiennes, nos émotions et de donner envie à chacun de visiter ce merveilleux pays sans tarder !

 


 

Quels ont été les points marquants lors de notre séjour ?

Afin de signaler simplement ce qui nous vraiment marqué durant ces 2 semaines en Namibie :

1/ La variété et la beauté des paysages

Ce pays est incroyable : le paysage peut changer rapidement plusieurs fois dans la même journée !

Même si les pistes et les routes sont longues, le panorama présente toujours de multiples facettes.

 

2/ La diversité du monde animal

On va en Tanzanie ou au Kenya pour ses réserves et sa faune. Qui aurait pensé que nous rencontrerions ici aussi autant d'animaux en pleine liberté ?

- Springbock, Oryx, zébres : on les croise tous les jours sans même y faire attention ...

- Girafes, Autruches, Kudu peuvent être également très présents par endroit.

- Elephants du désert sont bien présents dans le Nord

- Guépards, Lions, Léopards : plus rares, mais nous les avons aussi rencontrés dans les parcs ...

 

3/ La faible densité de population

Comme j'aime le signaler : "vous prenez tous les parisiens et vous les éparpiller dans un pays grand comme 1,5 fois la France ..."

Non je plaisante, ce ne serait vraiment pas des vacances que de retrouver tous les parisiens là-bas :-) 

Et oui, il n'y a que 2,2 millions d'habitants en Namibie (c'est aussi le nombre de parisiens intra-muros en 2010) . C'est le 2ème pays au monde ayant la plus faible densité avec 2,5 habitants au km2 (source ici).

Mais quel est le 1er pays alors ??? (Réponse La Mongolie ...)

Bref, on ne peut pas trouver mieux pour fuire la foule et le tourisme de masse ... à part aller en Mongolie bien sûr :-)

Concrètement, cela signifie qu'une fois sur place on peut rouler pendant des heures sans jamais croiser une seule voiture ... Que les villages sont quasiment inexistants ... Bref, au delà du desert du Namib, c'est le pays tout entier qui semble désert à nos yeux d'Européens ...

 

4/ La poussière ...

Nous ne pensions pas que les routes goudronnées seraient si peu nombreuses : 90% de notre trajet s'est fait sur des pistes gravillonnées, sablonneuses, poussiéreuses.

Au final, nos mains, nos vêtements, notre véhicule, toutes nos affaires ont subi des nuages de poussière pendant 2 semaines au quotidien. Difficile pour nous d'imaginer vivre dans cet environnement tout au long de l'année, toute sa vie ...

 

Vous lirez ci-après notre carnet de route résumant chacune de nos étapes : safaris photos mais également trajets entre les sites visités.

 


 

Choix de notre Tour Operator local : Tourmaline Safaris

Nous avions parcouru de nombreux blogs, visité de nombreux sites, effectué pas mal d'échanges avec des internautes ayant un retour d'expérience et avons demandé plusieurs devis à des TO locaux.

Nous avions procédé ainsi pour notre voyage au Kenya et avions été très satisfaits.

Nous avons au final choisi TOURMALINE SAFARIS.

Pourquoi passer par un T.O. ?

Parce-qu'il connait bien son domaine et ses partenaires locaux : il s'occupe de toutes les réservations à votre place (Campsite, Lodge, Véhicule, ...), vous apporte des conseils pour finaliser votre circuit, vous livre sur place un carnet de route bien utile ainsi qu'un carnet de vouchers pour les hébergements, des cartes détaillées, vous apporte des explications à l'arrivée, un support une fois sur place si vous êtes "coincés", ne coute pas plus cher que si vous faisiez tout vous même ! Pourquoi s'en priver ... ?

Il est inutile d'apporter des plans et des cartes obtenus en France, ni même d'acquérir un GPS si vous restez sur des pistes "classiques" : les documents fournis par Tourmaline suffisent largement pour se déplacer durant tout votre séjour. Vous aurez juste besoin d'acheter la carte d'Etosha dans la boutique du parc à votre arrivée : vous aurez ainsi toutes les pistes, les points d'eau et des photos des animaux que vous rencontrerez en Namibie.

De notre côté, nous recommandons vivement Tourmaline : nous avons apprécié sa grande réactivité par mail avant de partir, les conseils qui se sont avérés très judicieux par la suite (choix des étapes, camps, lodges), le tarif, ... Et tous ces échanges se sont effectués en francais, ce qui évite les incompréhensions ou malentendus.

Et surtout, nous n'avons jamais eu de mauvaises surprises une fois sur place : les vouchers étaient conformes, tout était bien réservé comme prévu.

Vraiment, sans un TO professionnel et sérieux, un tel voyage peut rapidement tourner au cauchemar ... et vous gâcher vos vacances. Avec celui-ci, vous pouvez partir sereins.

Ses coordonnées : TOURMALINE SAFARIS

Tel/Fax: + 264 61 22 01 97

PO BOX 40739 – Ausspannplatz, Windhoek, Namibie

Email: info@tourmalinesafaris.com / Website www.tourmalinesafaris.com 

Contact : Carole

Nous avons effectué le règlement par virement international en 2 fois (acompte puis solde).

Cela a engendré quelques frais par notre banque car ces virements sont hors zone SEPA, évidemment ...

Mais cela faisait parti du budget !

 

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Préparation du voyage, Généralités

 

Vous trouverez facilement beaucoup d'informations sur internet pour préparer votre voyage.

 

Pour aller à l'essentiel ...

Connue autrefois sous le nom de Sud-Ouest africain, colonie allemande (1884–1915) puis protectorat de l'Afrique du Sud, la Namibie est un État indépendant depuis le 21 mars 1990 seulement. Elle est entourée géographiquement à l'ouest par l'océan Atlantique, au nord par l'Angola, au sud par la République d'Afrique du Sud, à l'est par le Botswana et au nord-est la Zambie. Elle est distante de quelque centaines de mètres du Zimbabwe, le long de la frontière entre le Botswana et la Zambie sur le cours du fleuve Zambèze.

- Pour vous appeler en NAMIBIE à partir de la FRANCE,  composez le 00 264

- Décalage horaire : GMT +2 d'octobre à avril, GMT +1 d'avril à octobre

- Langues officielles: Anglais (toutefois, l'afrikaans et l'allemand sont encore beaucoup utilisés, le français quasiment pas)

- Religions : Chrétiens : 91%. Musulmans : 0.01%. Animisme : 5%. Juifs : 0.1%. Athées/sans religion : 3.90%

- Organisation de votre séjour : vous trouverez des T.O. qui vous conseilleront et réserveront vos hébergements. Nous avons choisi Tourmaline pour ce circuit.

- Superficie: 1,5 fois la France (824 290 km2)

- Population: 2,2 millions d'habitants environ. La Namibie est le 2ème pays à la plus faible densité au monde.

 

Namibie densite popu

 

Quand partir ?   De mai à octobre, c'est la meilleure période de visite, pour profiter des parcs nationaux.

- D'octobre à décembre : Saison chaude et sèche avec des petites pluies. Les pluies vont en augmentant avec les jours.

- De décembre à avril : Saison des pluies et été austral très chaud à l'intérieur des terres (nuits fraîches) et températures plus agréables sur la côte. L'hydrométrie est plus élevée au nord. Des averses orageuses peuvent interdire l'accès à plusieurs régions ! De nombreuses pistes deviennent alors impraticables (dunes de Sossusvlei, Damaraland, Caprivi) et certains camps sont fermés (Ai_Aïs à Fish River par exemple, fermé de nov. à mars). Période à éviter donc.

- De mai à septembre : C'est la période de l'hiver austral et de la saison sèche. Températures plus agréables et nuits toujours fraîches voire froides (jusqu'à -10°C dans le désert). Mer également fraîche à l'année dans la partie sud du pays et brouillards fréquents sur la côte. Les journées sont courtes.

Attention, de mi-juillet à mi-septembre c'est la période des vacances de la Namibie et dans les pays voisins, donc beaucoup plus de touristes. Les sites d'hébergement sont limités donc réservation obligatoire même pour les campings et surtout pour les réserves comme Etosha.

Nous sommes partis 2 semaines en octobre 2013, le temps était magnifique, aucune pluie et nous avons rencontré vraiment très peu de monde

 

Monnaire / Change

- L'unité monétaire est le Dollar Namibien.
Il est divisé en cents namibien ( 1N$ = 100 Nc ).
Le Rand sud-africain (monnaie de l'Afrique du Sud) est accepté et utilisé partout en Namibie pour la même valeur.

A la date de notre voyage, il fallait diviser par 13 pour avoir la correspondance entre le $NB et l'Euro. En gros, un billet de 100 $NB valait entre 7 et 8 euros.

- L'Euro se change sans problème dans les banques qui sont ouvertes du lundi au vendredi de 9h à 15h et le samedi de 8h30 à 11h.

- Les cartes bancaires internationales sont acceptées dans les campsites et les lodges, souvent dans les boutiques, hôtels et restaurants des grandes villes. Le change n'est possible que dans les grandes villes.

Nos dépenses sur place : Nous n'avons jamais eu besoin d'utiliser notre CB sur place. Nous avons réglé toutes nos dépenses avec nos 800 euros échangés à notre arrivée dimanche à l'aéroport (les banques en ville étant fermées) : parcs nationaux, nourritures, boissons, essence (les stations d'essence n'acceptant que les règlements en espèce), pourboires. Evidemment, le paiement du vol, de tous les hébergements et de la location du véhicule avaient été effectués de France par virement au T.O.

Pourboire : il est coutume de laisser un pourboire pour les prestations rendues : plein d'essence, lavage vitre véhicule, porteur de valises, surveillance voiture sur parking, ... Le pourboire laissé varie entre 3 et 5 $NB

Santé / Vaccination : L'eau du robinet, est semble-t-il potable dans tout le pays. On peut donc manger fruits et crudités, après les avoir lavés. Dans tous les campings, l'eau est potable (parait-il ...). La solution la plus simple est de toute manière d'acheter des bonbonnes d'eau minérale (5l.) que l'on trouve partout et pas cher.

Inutile pour se laver les dents, ni faire la vaisselle !

Nous n'avons jamais été malade (contrairement au Kenya ...). Les précautions à prendre concernant la santé sont moindres que dans d’autres pays africains grâce au climat très sec donc très sain qui règne en Namibie. Le traitement antipaludéen s'impose pour les territoires du nord uniquement "Caprivi et Kaokoland" ainsi, a priori, que dans la région d'Etosha. En dehors de la vaccination antitétanique, recommandée, il n'y a pas de vaccination spécifique pour un voyage en Namibie. La meilleure solution est de toute manière de demander conseil à votre médecin, évidemment.

Etant parti au Kenya il y a 2 ans, nous avions toutes nos vaccinations à jour (hépathite et fièvre jaune). La zone d'Etosha pouvant être sensible au paludisme, nous avons choisi d'éviter tout risque inutile et avons pris un traitement contre le paludisme (Malarone), comme nous l'avions fait au Kenya.

Et les moustiques ?  Ils sont petits, bruyants et peuvent vous gâcher quelques nuits en tente. Le remède est EXTREMEMENT simple. A la tombée de la nuit, vous enfilez un pantalon et une chemise à manche longue. Vous pulvérisez votre tente pendant le diner d'un antimoustique (type DOOM acheté localement), et vous être tranquille. C'est vraiment simple et élémentaire.

Sécurité : Cela a été un VRAI bonheur de pouvoir circuler librement, en toute sécurité et à travers tout le pays. La population est tellement faible que vous rencontrerez rarement des véhicules, à part lors de vos arrêts dans les villes. Au Kenya et en Tanzanie, vous êtes obligés de circuler avec un guide et un chauffeur, ce n'est pas le cas en Namibie et nous l'avons beaucoup apprécié.

Il est de bon sens de faire attention dans les villes (station essence, magasins, sortie des banques). Eviter d'afficher ses portes monnaies, " bananes ", ses appareils photos, ... Évitez également de sortir la nuit à pied, il vaut mieux si c'est loin prendre votre véhicule. Les parking sont souvent gardés par des vigiles.

Comment s'y rendre de France ? Pas de vols directs au départ de Paris.

La solution la plus répandue, et que nous avons suivie, est de se rendre à Frankfort de Paris Roissy CdG (via Air-France par exemple) puis de prendre un vol direct par Air-Namibia vers Windhoek. Vos bagages sont enregistrées au départ de Paris : nul besoin de les récupérer lors du transit à Frankfort, ils vous retrouveront en Namibie directement. Vous pouvez ainsi partir en soirée et arrivée sur place en début de matinée, ce qui vous fait gagner 1 journée sur place. Idem pour le retour, vous pouvez prendre un avion en fin  d'après-midi pour profiter un peu plus de votre dernière journée. C'est ce que nous avons fait et qui permet de gagner quasiment 2 journées sur place. Nous avions réservé directement nos vols sur internet sur le site Air-Namibia

Circulation, routes, pistes :

Pas facile pour nous, là bas on roule à gauche ! Il faut bien 1 à 2 jours pour s'y habituer, donc être extrêmement prudent ...

Les grands axes (B1, ...) sont des routes goudronnées limitées à 120 Km/h hors agglomération. Mais vous vous rendrez très vite compte que ces routes sont rares et en tant que touriste vous serez 90% du temps sur des pistes, et là cela change tout !!!

Elles sont limitées à 80 Km/h et parfois à 60 Km/h, les locaux roulent à plus de 100 voire 120 Km/h, donc attention ... Projection de gravillons, nids de poule inoppinés, cailloux, animaux au travers de la voie, les risques d'accidents sont bien REELS.

Attention : certains 4x4 de location sont équipés d'un tracker (boite noire) et, en cas d'accident, on relevera votre vitesse. Si celle-ci est au dessus de la vitesse maximale autorisée, vous ne serez pas couvert par l'assurance et toutes les réparations seront à vos frais ... Soyez donc extrêmement prudents.

Vehicule accidente

 

En cas accident en Namibie

En cas d'accident physique ou matériel, il faut penser que l'on peut attendre très longtemps pour être dépanné ou évacué…Alors vous êtes en vacances, regardez le paysage, les lignes droites sont très longues, arrêtez-vous pour vous détendre, n'oubliez pas d'allumer vos phares, lorsque vous doublez une voiture à cause de la poussière. La conduite de nuit est extrêmement dangereuse et il vaut mieux se dire qu'elle est interdite pour éviter l'accident redoutable. En effet, les routes et les pistes ne sont pas éclairées évidemment et de nombreux animaux, éblouis par les phares de voiture, risquent de se jeter sous vos roues. La circulation dans les réserves est interdite la nuit et on vous attend dans les campsites avant la nuit !

 

Quelques conseils utiles :


1. N'oubliez pas que la nature du terrain est très difficile à estimer et que les routes ne sont pas du tout les mêmes qu'en France : ralentissez dès que vous apercevez des rivières même à sec, pentes, bosses et changements de couleurs sur la piste.
2. Évitez de donner des coups de volant brusques et de freiner brutalement.
3. N'oubliez pas que la poussière réduit la visibilité fortement.
4. A l'entrée d'un virage, au sommet d'une bosse, réduisez votre vitesse : on ne sait pas trop ce que l'on va trouver sur la route
5. Respectez la vitesse maximale de 80km/h sur les pistes (première cause d'accident) et les panneaux de signalisation.
6. Prenez garde à respecter les distances entre chaque voiture de manière à éviter la poussière et la projection de cailloux.
7. N'hésitez pas à vous arrêter pour prendre des photos : bien vous parquer sur le coté et parfois mettre vos clignotants, pour être bien visible.
8. Si vous avez un 4X4 : ne passez en position 4X4 uniquement lorsque vous êtes en zone sableuse ou très pentue car la position "4 roues motrices" boque le différentiel des roues ce qui peut être dangereux en virage (cf explications détaillées ci-dessous).

9. Vérifiez toujours l'existence d'un pneu de secours dans votre véhicule, n'oubliez pas de demander comment on l'enlève (parfois c'est pas évident), demandez des explications pour le 4X4 (au niveau des roues motrices), vérifiez que vous avez un document d'explications.
Les garages et les pompes à essences sont généralement bien équipés et modernes pour réparer les pneus crevés.

Avoir toujours une bonne provision d'eau dans la voiture (bonbonnes).

Carburant : Il est préférable de refaire le plein aussi souvent que possible, se rappeler que cela n'est pas plus cher et vous évitera bien des ennuis, surtout si vous n'avez qu'un seul réservoir !

En effet, certains 4x4 sont équipés de 2 réservoirs de carburant (c'était le cas du nôtre, Toyota Hilux), ce qui accroit l'autonomie. La jauge de carburant ne baisse jamais quand le 1er réservoir reste plein, et elle commence à baisser uniquement quand vous entammez le 2ème réservoir (bon à savoir ...) 

Les paiements se font toujours en liquide (billets de 100 et 200 $NB). Pensez-y. Laissez un pourboir de 5 $NB en général pour le service ...

Pique-nique : Il y a de très nombreux endroits pour pique-niquer sur les routes principales (goudronnées), environ tous les 10 km, du jamais vu ailleurs, bien mieux qu'en France !

un arbre, une poubelle, une table et deux bancs en ciment équipent ces aires.

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Attention : surveillez qu'il n'y a aucun babouin présent, sinon passez votre chemin jusqu'à l'aire suivante.

 


Ne pas rouler trop longtemps en position "4x4" (petites explications) :

On pourrait se dire : "puisque j'ai la possibilité de rouler en position 4x4, pourquoi ne pas rester dans cette position tout le temps sur la route, cela doit être forcément mieux ?"

Grave erreur ...

Le véhicule 4x4 que vous conduirez en Namibie sera « non permanent » : vous roulerez en deux roues motrices uniquement (ce sont les roues arrières qui fournissent le couple) sur la route goudronnée ou sur la piste. Votre véhicule est en effet équipé de moyeux débrayables qui permettent de désolidariser les roues avant. Cela économise la transmission et, dans une moindre mesure, abaisse votre consommation de carburant.

On sait que dans un virage, la roue intérieure tourne moins vite et parcourt moins de distance que la roue extérieure au virage. Il faut donc avoir un système autorisant cette différence de vitesse de rotation entre les 2 roues tout en leur transmettant le couple (= effort de rotation) du moteur. Il faut aussi maîtriser les efforts moteurs de chacune des roues pour assurer correctement la motricité du véhicule. C’est le rôle du différentiel sur tous les véhicules.

Mais sur un terrain très difficile (sable, boue par exemple), les roues motrices doivent pouvoir tourner à la même vitesse de rotation afin d'assurer la propulsion maximale du véhicule. Il faut donc avoir la possibilité de supprimer temporairement l'action du différentiel, ce qui se fait en passant ponctuellement en « 4 roues motrices ».

Pour passer en 4 roues motrices, on doit enclencher les moyeux débrayables :

- soit en descendant et tournant une manette située sur l'axe de roue pour accoupler ou désaccoupler la roue avant avec le demi-arbre (ce qui n'est pas pratique quand on est dans la boue ...)

- soit en manoeuvrant un petit levier de vitesse dédié à cet effet

- soit en appuyant sur un bouton du tableau de bord (selon son type de véhicule)

Dans tous les cas, cette manoeuvre s'enclenche à l'arrêt avec les roues droites (dans le sens de la marche).

Le train avant est alors enclenché, les 4 roues sont désormais motrices et la propulsion du véhicule sera maximale pour se sortir des situations les plus délicates sur une très courte distance.

Car le souci est qu’au premier virage (inégalité du terrain), le 4x4 aura tendance à aller se diriger tout seul vers l'extérieur du virage car les arbres de transmission tournent à la même vitesse (système différentiel désactivité). Cela créé un glissement d'un essieu par rapport à l'autre et entraîne une perte d'adhérence.

C'est la raison pour laquelle il est indispensable de remettre le différentiel en fonctionnement le plus tôt possible, c'est à dire dés que le véhicule est sorti de sa position d'enlisement et que le terrain redevient praticable.


 

Quel type de voiture : citadine ou 4X4 ? On s'est posé comme tout le monde la question avant de partir ...

Honnêtement, un pays où vous allez faire plus de 3 500 Km en 2 semaines, dont 90% de pistes souvent difficiles, des zones très ensablées (désert vers Sossusvlei, franchissement de lits de rivières, ...) il nous a rapidement semblé évident de louer un 4x4 !

Mais tout dépend de votre budget !! En effet, s'il est plutôt serré, vous pouvez très bien choisir une "voiture citadine avec tente et matériel de camping dans le coffre", nous en avons vu beacoup sur place. 

De notre coté, nous avons décidé de louer un véhicule Toyota Hilux aménagé avec une tente de toit (aménagement pour le camping permettant de dormir en sécurité, assemblé et commercialisé en Afrique du Sud). Ce type de véhicule faisait partie intégrante de notre projet et de l'idée que l'on se faisait d'un tel voyage.  Il s’agissait d’un véhicule "Lux Team ». La désignation du véhicule était : "Double Cab 4x4, with canopy and tent ». Il existe des modèles simples (places avant uniquement) ou double cabine (places avant/arrière). Nous avions pris le modele double cabine permettant de mettre à l’arrière des valises / sacs / … accessibles facilement à tout moment pendant le trajet.

Notre TO nous avait orienté vers 4x4 Rental Africa, nous le recommandons.

Le véhicule qui nous avait été livré était comme neuf !

email du loueur à l'époque : africa@iway.na
Mobile: +264 81 147 2823 / Tel: +264 61 244366 

Le prix de la location en Namibie varie d'une trentaine d'euros par jour pour une citadine à environ 80€ pour en 4X4.
N'hésitez pas à comparer les prix, et à bien vérifier les options et suppléments qui sont très variables : l'assurance, la possibilité d'avoir un 2ème conducteur ou pas, la franchise évidemment (bris de glace, crevaison, ... c'est un point majeur à prendre en compte vu les pistes empreintées ...) , le lieu de retrait et de récupération, etc.

carte-namibie

 Seules les tracés en jaune sur la carte ci-dessus sont des routes goudronnées : souvent très très longues, interminables ...

 

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Le reste du réseau est constitué de pistes : souvent très très longues, interminables également ...

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Electricité : Le pays est alimenté en 220 volt. Nous avions acheté un adaptateur universel avant de partir et ce n'était finalement pas le bon  ! Il faut 3 grosses fiches rondes : 2 fiches rondes 5mm et une fiche large 7mm.
Ce modèle permet de se brancher aussi en Afrique du Sud pour information.

Conseil : ne vous embêtez pas à en chercher et en acheter avant de partir. Vous en trouverez facilement dans les commerces à un prix abordable une fois sur place et lorsque vous ferez vos premiers achats !

adaptateur

Matériel à prévoir : Si, comme nous, vous louez un 4x4 équipé camping, ces véhicules auront (normalement ...) un réchaud à gaz, 2 chaises, une table, des couverts, assiettes, plats, grille de barbecue, matelas, ...

Nous conseillons donc d'emporter : vos propres sacs de couchages chauds pour les nuits (très) fraîches, lampe de camping, lampe frontale pour tout le monde, piles de rechange, chaussures de rando, polaire pour le soir. Nous avons utilisé notre paire de jumelles, cela peut etre très utile. Evidemment vos casquettes, protection solaire, stick à lèvre protection solaire (très important, l'air étant très sec vos lèvres vont vite peler), votre liquide vaisselle préféré (!), serviettes, maillot de bain, trousse de toilettes, taies d'oreiller, kit pharmacie, sacs congélation avec zip pour protéger vos articles de la poussière (éponge, torchon, ...), quelques sacs poubelle, votre cacao du matin, votre café lyophilisé, sucre en dosette et tout votre matériel photo. Avoir un smartphone débloqué, vous pourrez acheter une carte SIM sur place avec envoi des SMS à un tarif plus avantageux pour garder contact avec la France.

Les commerces (de type Spar) sont très bien fournis en ville et vous pourrez y acheter votre nourriture pour plusieurs jours, les bonbonnes d'eau de 5 litres, le charbon de bois / allume feu, éponge, torchon, pain, charcuterie. Tous les campings sont équipés de papier toilette.

Nous avons fait nos premières courses à Rehoboth (même pas à Windhoek car nous sommes arrivés un dimanche), puis un peu à l’épicerie de Sesriem, à Swakopmund puis à notre arrivée à Etosha.

Budget / Dépenses: Pour 2 adultes en octobre 2013 nos dépenses ont été de 7 000 € réparties comme suit :

  • Hébergements, voiture le location, assurance : 34 443 $NB (1 acompte puis solde 40 jours avant de partir), soit 2 650 € env.
  • Avion : 3 550 € (commandé 10 mois avant le départ)
  • Règlements sur place en liquide (accès aux parcs, essence, nourriture, consommations, pourboires) : 800 €
  • (changer vos euros en arrivant sur place dans les banques en ville, ou à la rigueur partiellement à l'arrivée à l'aéroport)

Formalités : Aucun visa n'est nécessaire pour les touristes francais.
Si vous désirez rester plus de deux mois dans le pays, il faut en demander l'autorisation au ministère de l'intérieur à Windhoek. Un passeport en cours de validité est nécessaire (doit être valable encore six mois après la fin du séjour). N'oubliez pas de vous faire faire un permis de conduire international (c'est gratuit à la préfecture)

Matériel photo : Passionné de photos, j'ai la chance d'être déjà équipé de très bon matériel.

Quelques rappels de base :

- Vous verrez les plus beaux spectacles d'animaux au lever et coucher du soleil. La luminosité sera donc plutôt faible.

- Dans Etosha, il est interdit de sortir des pistes : les animaux sont parfois loin ...

- Il y a ENORMEMENT de poussière en Namibie : il est préférable d'éviter de changer vos objectifs trop souvent.

- Vous allez surement prendre des photos en roulant à faible vitesse : l'animal n'attendra pas que vous soyez tranquillement installé pour poser ... Il va falloir éviter les flous et faire des mises au point très rapidement ...

Donc ayez plutôt du très bon matériel pour réaliser vos plus belles photos et saisir ces instants magiques. Dans le cas contraire, vous risquerez d'être très déçus de la qualité de vos photos à votre retour en France.

Nous étions équipés chacun d'un boitier numérique Canon EOS (7d et 5d Miii) : l'un monté sur un zoom 24-105 et l'autre avec un téléobjectif de 70-200 + doubleur x1,4. Nous vous conseillons également de prendre un trépied : il rentre dans la valise et vous permettra de prendre des photos de couple (!) et des poses plus longues en soirée.

Exemple de photo obtenue avec le zoom 70-200 :

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Le boitier Canon EOS 7d monté sur zoom 70-200 ressemble à cela :

eos 7d  eos 7d bis

Concernant mon boitier 5d Mark3, il m'a permis de prendre chaque soir des photos de nuit (points d'eau à proximité des camps) à une distance assez éloignée en montant à 12 500 ISO pour réduire le bruit numérique :

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Il m'a également permis de suivre des rapaces en plein vol :

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Se déplacer à pied, quels dangers ?

 

La Namibie est un pays où l’on rencontre de nombreux animaux sauvages en totale liberté, c’est magnifique, exitant et unique.

Mais quels sont les dangers associés car on n'est pas vraiment habitué à un tel environnement ?

- "On se sort pas de sa voiture à Etosha, c’est strictement interdit … mais dans les autres endroits en Namibie, quels sont les risques ?"

Il fallait bien un petit article dédié sur le sujet …

Sans être un grand spécialiste, un petit séjour de 15 jours sur place est très formateur !

Nous avons eu l’occasion de nous promener à pied quasiment chaque jour, nous amenant à croiser forcément des animaux en liberté.

Même si nous n’avons vu que les lions et les léopards à Etosha, le guépard était en liberté du coté de Bagatel Lodge (1ère étape), les éléphants à Palmwag, les chacals quasiment partout dans les campsites, …

Le fait de dormir sur tente de toit limite énormément les risques de danger, plutôt qu’une tente à même le sol. C’est aussi le but principal de ces moyens de camper et c’est la raison pour laquelle ils sont si nombreux !

 

Les principaux dangers sur place sont à nos yeux les suivants :


-les scorpions et les serpents, en journée sous les pierres et la nuit en sortie. Il faut éviter de se balader en petites chaussures d’été … Secouer les chaussures avant usage... Certains serpents étant friands des endroits chauds et humides, bien vérifier avant d’entrer dans les blocs sanitaires … Nous n’en n’avons pas vus, tant mieux …

-les éléphants : il faut absolument éviter de se mettre en travers de leur chemin. Ils filent droit et ne feront pas de détour pour vous éviter. Evidemment, si présence d’éléphanteaux, rester très éloignés et prudents.

- les chacals et les hyènes : vous ferez, j’espère, des barbecues (braai) tous les soirs. Nous n’avons vu que des chacals, notamment à Sesriem, Rostock et Etosha. Ils peuvent vont vous voler très rapidement votre repas, donc attention. Il peut y avoir aussi des hyènes par endroit.

- Les babouins : à fuir comme la peste… Nous avons systématiquement passé notre chemin à la vue d’un babouin sur une aire de camping. Ce sont des voleurs rapides et futés. Les objets brillants les attirent également (lunettes de soleil, clefs de voiture, …) et évidemment la nourriture. Certains peuvent détourner votre attention pendant que d’autres vous dépouillent. Ne JAMAIS leur donner de nourriture, même s’ils sont « mimis ». Fermer les vitres et fuyer …

Evidemment, je parle de babouins car ils sont nombreux, mais vous rencontrerez peut être d’autres espèces de singes …

 

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Pour compléter, nous avons identifié pour vous 9 gestes fondamentaux à respecter scrupuleusement :

1/ On évite de se baigner (même les pieds) dans les rivières

2/ On évite aussi souvent que possible de se déplacer en sandales

3/ Si l'on croise un prédateur en journée, on ne court pas ... et on se dirige (autant que possible) sans attendre à l'intérieur de son véhicule en attendant qu'il passe son chemin.

4/ On évite fortement d’aller aux toilettes la nuit, ou alors demander à être accompagné (exception : parc Etosha bien protégé)

5/ On ne laisse absolument aucune nourriture la nuit (et le jour) autour de soi : on ramasse tous ses restes et on les jette (loin) dans les poubelles dédiées à cet effet, ou au pire stockés temporairement dans sa voiture

6/ On ne laisse aucun fruit, aucune nourriture dans sa tente laissée dépliée en journée

7/ La nuit, on laisse ses chaussures dans sa tente

8/ On ne photographie pas au flash les éléphants qui se sont approchés la nuit pour manger quelques branchages, et on évite de faire du bruit

9/ Contrairement à ce que l’on nous a dit, on ferme bien sa tente la nuit, même s’il fait chaud … La nuit les prédateurs sont en chasse, et on n’est pas à l’abri du danger malheureusement (lire ceci)

Comme vous pouvez le constater, les dangers apparaissent surtout la nuit.

En conclusion : il est conseillé de suivre ces précautions d’usage et de bon sens et tout se passera très bien ...

On garde toujours à l'esprit que pour tous les animaux, nous sommes ici des étrangers de passage et qu'ils sont chez eux : on les respecte, on reste discret, on évite le bruit et on ne laisse rien trainer.

Enfin, ne pas oublier que l’animal le plus dangereux sur la planète, causant le plus de morts aussi, est  ..… le moustique !

 

 


L'objectif n'est pas ici d'effrayer le lecteur, bien au contraire : nous n'avons jamais réussi à dénicher de serpents et de scorpions, malgré parfois des recherches actives, notamment à Sesriem Canyon, Palmwag, ... !

C'est d'ailleurs notre principale "frustration", si l'on peut dire ... Une seule rencontre, mais trop furtive, lire ci-dessous.

Soyez tout de même prudents, car si les rencontres sont rares, elles peuvent être extrêmement dangereuses. Lisez ceci si vous en doutez (sources : internet).

Scorpions en Namibie

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Shadow-Casting Scorpion, Namib-Naukluft National Park, Namibia

Ce scorpion noir, poilu et à queue épaisse (Parabuthus villosus) de 14 cm est très répandu en Namibie. Il diffère des autres espèces car il est diurne: il peut se déplacer la nuit et en journée.

Scorpio

Ce scorpion préfère des habitats secs, rocheux et se trouve généralement dans les régions du Namib et du Kalahari désert où les dunes de sable et des collines rocheuses se rejoignent.
En Afrique australe, 20 espèces de Parabuthus sont repertoriées dans les régions arides et semi -arides. Ces grands scorpions sont les scorpions les plus venimeux d'Afrique australe. Il y a 4 espèces de Villosus Parabuthus de couleurs différentes  : ceux du Nord de la Namibie sont noirs avec des pattes noires ou brun foncé. Dans le centre et le sud de la Namibie, ils sont noirs avec des pattes jaunes. Dans le sud-ouest, ils sont noirs.

Le Parabuthus villosus est l'un des plus grands scorpions connus . Contrairement à d'autres espèces de scorpions, celui-ci chasse pendant la journée. Bien qu'ils préfèrent la fraîcheur, le crépuscule,  ils peuvent très bien chasser en pleine journée. Ils peuvent produire une grande quantité de venin.

Les principaux prédateurs des scorpions sont les marsupiaux carnivores, rongeurs, lézards, oiseaux nocturnes , mille-pattes et autres scorpions . Un prédateur majeur : les suricates.

Serpents en Namibie :

On ne trouve pas que des scorpions en Namibie mais également de nombreux serpents extrêmement dangereux qu'il vaut mieux ne pas croiser sur ses chemins ... Parmi ceux-ci : cobra cracheur, vipère, mamba, serpent des sables dans les dunes du Namib. Ceci étant, même si vous partez à leur recherche, ils ne sont pas facile à trouver ... La plupart des serpents (mis à part les vipères) s'enfuieront ou se cacheront et vous aurez du mal finalement à les apercevoir.  Si vous en voyez, ne les approcher pas pour les prendre en photos de près ! Faites-le autant que possible de l'intérieur de votre véhicule. Le principal prédateur de tous ces serpents venimeux : la mangouste.

Le mamba noir :

Black M

 

Black Mamba

Histoire d'une rencontre en Namibie avec un Black Mamba

Ce serpent venimeux doit son nom à la coloration bleu-noir à l'intérieur de sa bouche.

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La couleur de sa peau varie du jaune-vert au gris métallique. Les Black Mambas sont très rapides, nerveux, mortellement venimeux, et quand ils sont menacés, très agressifs. Ils sont considérés comme les serpents les plus mortels au monde. Ils vivent dans les savanes et les collines rocheuses de l'Afrique australe et orientale. Ce sont les plus longs serpents venimeux d'Afrique, atteignant jusqu'à 4,5 mètres de longueur (en moyenne 2,5 m). Ils sont aussi parmi les serpents les plus rapides au monde, pouvant se déplacer jusqu'à 20 kilomètres par heure, inutile donc de penser que vous pourrez les semer en courant ...

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Cobra en Namibie :

vous pensez qu'il n'y a pas de cobra en Namibie ? Regarder cette vidéo et vous comprendrez aussi pourquoi il ne faut absolument pas s'en approcher ... ni les agresser. Et concernant la vitesse de déplacement et la taille de certains cobras, ceci devrait bien vous renseigner ... et alerter.

Le cobra cracheur à cou noir (Naja nigricollis) est une espèce de serpent très présente en Afrique et que l'on rencontre en Namibie. Il mesure entre 1,20 et 2,20 m et s'aventure près des villages de campagne où s'entassent les ordures et où pullulent rongeurs et proies. Très vigoureux, il chasse la nuit et se dissimule la journée dans les rochers ou buissons pour se protéger du soleil. Ses mœurs sont nocturnes et les accidents dus à une rencontre avec l’homme sont heureusement très rares.

On le reconnaît à son ventre noir et son cou noir orné d’un collier de couleur rouge-orangé.

 

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Tous les cobras possèdent un ou plusieurs crochets à l’avant des os maxillaires qui correspondent aux dents les plus antérieures de la mâchoire. Mais le cobra cracheur a la particularité d'avoir une ouverture du canal vers l'avant lui permettant de cracher son venin vers l'avant, à une distance de 2 voire 3 mètres, en contractant ses glandes à venin, occasionnant des brûlures oculaires à son agresseur. Cela peut entraîner une cécité temporaire si l’œil n’est pas rincé aussitôt. Dans les cas extrêmes, la cornée peut être endommagée. Le venin a alors une action purement défensive : il utilise cette technique pour intimider et faire fuire son adversaire. Le cobra est évidemment capable d'infliger une morsure venimeuse offensive, au même titre que les mambas. Son venin a une action cardiotoxique qui provoque ultérieurement des nécroses.
 

cobra 2
cobra
Nigricollis-gueule-ouverte

Il faut faire attention, animal terrestre, il s’abrite dans les termitières et les fissures de rochers le jour. Il devient actif la nuit pour chasser les batraciens, oiseaux et rongeurs. Le nom afrikaans du cobra cracheur est « Rinkhal » et fait référence au collier blanc typique de cette espèce qui ressort sur la livrée noire ou brune. C’est le seul cobra à posséder des écailles carénées.

 

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 Ringhal africain. © dinosoria.com

Il vit au Zimbabwe et en Afrique du Sud. Le jour, il se dissimule dans les buissons ou les rocailles. Malgré ses capacités à impressionner les intrus, ce cobra évite souvent l'affrontement avec l'homme. Il préfère simuler la mort plutôt que se battre.

 

Vipères en Namibie :

L'un des serpents les plus dangereux pour les randonneurs en Namibie pourrait être finalement la vipère, car il est l'un des rares reptiles à ne pas s'enfuire à votre arrivée. Une très connue, très dangereuse et très répandue s'appelle Puff Adder, elle mesure 1 mètre.

 

Puff Adder

 

Pofadder

 

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Autre vipère : la vipère du désert de Namibie (Bitis peringueyi), ou Vipère de Péringuey

Le seul serpent ayant croisé notre chemin en Namibie était un serpent des sables, dans les dunes entre Sesriem et Sossusvlei, au crépuscule. Il était jaune et faisait environ 20 à 25 cm : il s'est faufilé entre nos pieds furtivement pour se réfugier dans une herbe à proximité.

Nous avons cherché sur internet à notre retour et il est fort probable qu'il s'agissait d'une vipère, appelée communément "vipère du désert de Namibie", ou vipère de Péringuey.

Ces vipères se cachent dans le sable et dans l'herbe, c'est d'ailleurs là qu'elle s'est réfugiée. Elles peuvent vous attaquer sans prévenir, surtout si vous marchez dessus. Nous avons eu peur ... car avons justement été très surpris. Heureusement que nous avions nos chaussures de rando, pour éviter ce genre de mésaventure justement.

Elle ressemblait exactement à cela :

 

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Descriptif :

nom scientifique: Bitis peringueyi
nom courant: vipère du désert de Namibie.
répartition géographique: Angola et Namibie.
mœurs: crépusculaire et nocturne.
habitat: région désertiques d'Afrique du sud, dunes de sable.
taille: environ 30cm.
nourriture: lézards, insectes.
particularités: espèce venimeuse, possède des crochets à venin situés à l'avant de la mâchoire. De jour, s'enfonce dans le sable et ne laisse apparaître que ses narines disposées très hautes. Se déplace par mouvements latéraux comme tous les vipéridés fréquentant les déserts. Cette espèce agite l'extrémité de sa queue pour attirer les lézards dont elle se nourrit. Elle est caractérisée par la présence d'une seule corne sus oculaire, la différenciant de la vipère à cornes (Bitis cornuta) qui en possède plusieurs et est un peu plus grande.
Chaque matin, elle recueille la rosée sur ses écailles et ne sort chassée qu’au crépuscule et la nuit. Il lui faut moins d’une minute pour s’ensabler en ne laissant dépasser que ses yeux qui sont situés très haut sur le sommet de sa tête courte : strictement impossible à repérer !

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L’autre défi pour tout animal vivant dans ce désert est de se déplacer sur le sable brûlant. Ce dernier peut atteindre une température de 50°C. Comme la vipère à cornes, la vipère de Péringuey pratique le déroulement latéral pour se déplacer : elle procède ainsi par une succession de mouvement sur le côté. A aucun moment, l’ensemble de son corps ne porte sur le sol.

 

Vipère de Péringuey

Déroulement latéral pour se déplacer sur le sable brûlant.

 Sa technique de chasse préférée est l’embuscade. Elle reste patiemment enfouie et quand une proie passe à sa portée, elle jaillit tel un diable pour mordre vigoureusement la proie.
Son venin, très toxique, tue la victime en quelques minutes.
Potentiellement dangereuse pour l’homme, et bien qu’elle soit très venimeuse, elle fait peu de victimes humaines car elle ne quitte jamais les zones désertiques. Sa morsure nécessite l’injection d’un sérum antivenimeux : comment fait-on lors d'une promenade, isolé et en plein mileu du désert ???

Nous confirmons qu'un touriste qui se promène dans les dunes pour photographier un coucher de soleil peut en croiser une. Et s'il se couche à proximité d'une herbe, pour pourpeauffiner son cadrage, alors le risque est bien réel : nous en savons quelque chose !!

 

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Vous voilà maintenant bien renseigné. Soyez bien chaussés, regardez où vous marchez et si vous croisez par hasard mamba, cobra ou autre vipère, ne jouez pas avec le feu : rester très à l'écart, surtout si vous souhaitez les prendre en photo !

 

 

 

 

Circuit et Hébergements

 

Camps et Lodges – Notes Qualité

Pour profiter au mieux d'un safari ou de la découverte, même partielle, d'un nouveau pays comme la Namibie ou le Kenya, il est indispensable de mixer les différents types d’hébergement. Il faut en effet varier les plaisirs et bénéficier d’approches différentes, et alterner par exemple un accueil en lodge, pour apprécier le confort et une détente maximale,  avec des moments de camping pour être plus proche de la nature. Et votre rêve devient alors réalité…

Nous avions choisi d'être totalement autonomes en louant un véhicule 4x4 équipé camping.

Ces pick-up équipés de tente sur le toit sont très fréquents dans cette région et tout à fait adaptés.

Ils disposent de nombreux rangements : "coin cuisine", petit frigo sur rail. On peut s'arrêter facilement à l'ombre le midi et déployer sa tente sur le toit en quelques minutes pour le soir.

notre vehicule

 

Notre souhait était donc :

- de réserver des nuits dans différents campings, permettant d'accéder à l'électricité, l'eau, les toilettes, douches, voire piscine tout en réduisant le coût global du voyage et rester proche de la nature

- de réserver quelques nuits en lodges pour se ressourcer ...

Nous avons donc décidé de dormir la 1ère et la dernière nuit en Lodge, ainsi que les 2 nuités à Swakupmund. Le reste s'est effectué en camping.

Conseil : Un point qui s'avère très important, et auquel on ne pense pas forcément au départ, est de rester 2 nuits à certains endroits, quitte à revoir les étapes de son circuit ...

Pour quelles raisons ?

Vous quitterez votre camp le matin pour 5 à 6 heures de route dans la journée avant d'arriver à destination. Vous arriverez vers 15h / 16h à votre prochaine destination. Le temps de vous installer, profiter rapidement de la piscine (de toute manière à 46°C en plein après midi les animaux seront, comme vous, au repos) vous n'avez jamais le temps de visiter le coin ... Et c'est là que vous passez à coté de beaucoup de choses intéressantes !

Nous n'avons pas hésité à rester 2 nuits à Sesriem (ce qui est un minimum), 2 nuits à Swakopmund et 2 nuits à Palmwag : moins de route, plus de balades (à pied), plus de découvertes des paysages, on apprécie vraiment de poser ses valises.

Notre circuit final a été celui-ci :

Contour Circuit

 

Avec nos différentes étapes :

Circuit Namibie-detail

 

Sites et hébergements chaque jour :

Jour

Date

Site

Hébergements

       

1

13-oct.

MARIENTAL

Bagatelle Kalahari

2

14-oct.

SESRIEM

NWR Sesriem

3

15-oct.

SESRIEM

NWR Sesriem

4

16-oct.

SOLITAIRE

Rostock Ritz

5

17-oct.

SWAKOPMUND

Pension Rapmund

6

18-oct.

SWAKOPMUND

Pension Rapmund

7

19-oct.

SPITZKOPPE

Spitzkoppe Camp

8

20-oct.

BRANDBERG

Brandberg White Lady L.

9

21-oct.

PALMWAG

Palmwag Lodge

10

22-oct.

PALMWAG

Palmwag Lodge

11

23-oct.

ETOSHA

NWR Okaukuejo

12

24-oct.

ETOSHA

NWR Halali

13

25-oct.

ETOSHA

NWR Namutoni

14

26-oct.

OTJIWARANGO

Okonjima Main Camp

15

27-oct.

WINDHOEK

Départ

En vert : nos 10 nuits en camping, sous la tente de notre véhicule

Le reste : 4 nuits dans un vrai lit !

Ce circuit a représenté au total 3 600 Km

 

Notre avis sur les 8 camps fréquentés :

Sesriem : le plus bruyant de tous. C'est un peu l'usine, on y campe pour être aux premières loges et filer vers les dunes dés l'ouverture des barrières à 5h30. Mais c'est un camp incontournable car sinon, à l'extérieur, il faut attendre l'ouverture à 6h30, soit 1 heure de plus, ce qui est énorme car c'est le temps pour parcourir les 60 Km qui nous séparent des dunes ...

En conclusion, on va généralement en Namibie pour visiter Sossusvlei, donc l'accès à ce camp est primordial, au détriment du calme et de la tranquilité. Mais ce n'est pas bien grave ... Le camp est très bien équipé par ailleurs et les emplacements sont vastes et bien séparés.

Rostock Ritz: il est situé juste après Solitaire, sur la route entre le désert de Sesriem et Swakopmund. Il n'y a que 4 emplacements avec vue sur la plaine, tranquilité assurée ... Il est à 6 Km du lodge où se trouve une piscine.

Spitzkoppe Camp : notre préféré ... Pas d'emplacements attribués, ils sont nombreux au pied de la montagne de granite Spitzkoppe. On se croirait sur une autre planète. Pas d'électricité, pas d'eau, il faut être autonome, mais quel isolement !

Brandberg White Lady Lodge : celui que nous avons le moins apprécié ... Sûrement parce que nous venions de Spitzkoppe qui était magnifique. Le camp est rudimentaire, il est bien situé pour aller à la rencontre des éléphants du désert et visiter le Brandberg. Mais nous n'avons vu aucun éléphant à cette étape ...

Palmwag Lodge : nous avons beaucoup aimé ce camp car situé dans une région très sauvage. Il est au pied du passage des éléphants, et nous les avons vus à quelques mètres ... Des sentiers permettent de se promener en pleine nature juste à côté, ce qui très agréable, tout en longeant une source d'eau.

Okaukuejo / Halali / Namutoni : ce sont les 3 camps très connus dans le parc d'Etosha. Il est indispensable de les faire tous afin de diversifier ses découvertes, paysages, animaux.

Okaukuejo est le premier, à l'ouest, le plus fréquenté. C'est aussi un peu l'usine, idem Sesriem.

Les 2 autres sont beaucoup moins fréquentés, donc intéressants ...

Le dernier est le plus sauvage. Ancien fort allemand repris par l'Afrique du Sud, c'est celui que nous avons préféré et qui nous a permis de rencontrer le seul léopard de notre circuit, ainsi que 2 lions mâles.

 

Concernant les lodges :

Bagatelle Kalahari et Okonjima : nous les avions réservés pour notre premier et dernier jour. Ils sont magnifiques, rien à dire ... surtout après des nuits en tente !

Concernant Swakopmund : notre TO nous avait proposé Rapmund. Cet hotel est parfait, bien situé, à coté du phare, au calme.

Deux nuits à Swakopmund s'imposent pour se ressourcer et visiter la région, même si nous ne l'avons pas beaucoup appréciée finalement : froid, rafales de vent, de sable, pas de végétation, ... Après un bon repos, nous avions hâte de repartir ...

 

J1 : Arrivée à Windhoek

 

Toutes les photographies ci-après ne sont pas libres de droit et ne peuvent être reproduites sans autorisation écrite !

 

J1 : dimanche 13 Oct 2013

Nous sommes partis le 12 octobre 2013 de Roissy CdG comme prévu à 16h55 avec Air France, direction Frankfort.

Petite escale de 2 heures en transit puis départ vers Windhoek avec Air Namibia (arrivée à 6h30 le lendemain matin)

Pas de décalage horaire, le pied !

Nous n'avons eu aucune mauvaise surprise à signaler avec cette compagnie aérienne, à l'aller comme au retour.

Notre loueur de 4x4 nous attendait à l'arrivée pour nous ramener à son agence afin de prendre possession de notre véhicule.

Comme  nous sommes dimanche, tout est fermé ici. Nous décidons donc de faire le change de nos billets € en $NB à l'un des deux bureaux de change de l'aéroport. Nous avons échangé en tout 500 €. Nous échangerons par la suite 300 € à Swakopmund.

Notre loueur de véhicule est Africa 4x4 Rental : nous le conseillons vivement comme indiqué précédemment.

Il est très sérieux, le véhicule avait 3 mois et était donc quasiment neuf. La plupart des pick-up sont équipés de tentes en toile sur le toit, le nôtre était en dur, c'etait parfait et sécurisant.

Très facile à monter après une petite période de rodage ... Le coin cuisine et le frigo sont très pratiques. On peut y mettre aussi une grande et une petite valise. Il est équipé de 2 réservoirs de carburant et d'un réservoir de 70 litres d'eau.

notre vehicule

Le prix : Le prix de location pour 15 jours s'est élévé à 1 560 € environ. Nous avons pris l'assurance "totale" (145 € environ) pour ne pas avoir d'ennuis sur place ... sans franchise

ATTENTION : si, comme nous, vous avez 2 grandes valises et 2 sacs de cabine, il est indispensable de prendre un 4x4 "double cabine", c'est à dire avec 4 places à l'avant. Sinon, avec une simple cabine, vous n'avez pas de places arrières, donc pas d'emplacement pour ranger toutes vos affaires !

Il faisait beau temps à notre arrivée de bon matin. Nous sommes étonnés de voir autant de Babouins tout le long de la route qui mène de l'aéroport vers Windhoek. Arrivés à l'agence, check-list du véhicule, démonstration pour l'ouverture de la tente de toit.

Joseph de Tourmaline, notre TO, nous a ensuite rejoint : remise d'un road-book complet, d'une carte de la Namibie détaillée et de nombreux conseils. Il nous remet egalement un carnet Voucher de toutes les réservations déjà effectuées.

Cela est très pratique : il suffit de remettre son voucher à l'arrivée à la réception de chaque camp et, après vérification rapide, vous avez votre emplacement !

Joseph est très sympa, il nous a même aidé pour acheter une carte SIM de l'opérateur Telecom local (MTC) et une carte prépayée.

Avec un smartphone débloqué, cela nous permet d'être facilement joignables et d'échanger avec notre famille en France par SMS à moindre coût. Total de 29 $NB, soit 2,2 € ...


 

Nous voila partis vers 10h15 pour la grande aventure ... on est tout de suite sur la B1 (rare route bitumée ...) direction Mariental.

Pas très rassurés au début par la conduite à gauche, donc le volant à droite, le levier à gauche, les giratoires dans l'autre sens ... Bref, il faut faire attention au début et rouler TRES prudemment.

On fait rapidement notre premier arrêt à l'une des nombreuses aires de pique-nique aménagées pour se changer et mettre une tenue plus "allégée" après notre sortie d'avion.

On s'arrêtera également un peu plus tard pour déjeuner.

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On quittera la route B1 pour prendre les pistes vers 14h00 : aperçu du desert de Khalahari, des premières dunes et énormes nids sur les arbres ressemblants à ceux des tisserins.

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Avant d'arriver à notre lodge de Bagatel, on longe une réserve privée et on voit nos premiers oryx, koudou, gazelle, autruche.

Arrivée à l'entrée du lodge à 16h10 :

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Vue de notre chalet #1 sur les dunes !

Splendide ... non ?

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Les autres chalets en bordure du désert ...

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Le chalet est équipé d'une douche ET d'une baignoire ... plus décorative que fonctionnelle car on ne va pas prendre un bain ici, l'eau se faisant très rare. On ne résiste pas à une petite photo :

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17h45 : petite balade et sortie photo autour des chalets

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jusqu'au coucher du soleil ...

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Le diner nous attend à partir de 19h30 : quelques tables de 2 personnes sont dressées en arc de cercle autour d'un feu de bois dans une ambiance tamisée : moment très agréable.
Au menu : Carpacio de Springbock puis viande grillée avec Koudou et boeuf.
Petit spectacle de danse locale en fin de repas.
Une première connexion wifi pour donner des nouvelles à la famille et envoyer 2 belles photos de cette journée : la nuit sera bonne excellente !

 

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J2 : Vers Sesriem

J2 : lundi 14 Oct. 2013


La nuit a été très reposante après celle passée dans l'avion, extrêmement calme et matelas formidable !
Levés à 7h du matin, il fait plutot froid dehors ...
Quelques springbocks se sont approchés pour brouter : premières photos au saut du lit...

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A 8h nous étions devant un bon petit dejeuner, lorsque nous apercevons un guépard qui s'est approché de la cloture du jardin à l'arrière de la salle à manger.
Nous pensions qu'il était dans un enclos, mais après renseignement, c'est un guépard sauvage qui a l'habitude de s'approcher en début de matinée et fin de journée parfois !
Nous regrettons de ne pas l'avoir pris en photo à cette occasion... car c'est le seul que nous verrons en Namibie ...


Quelques photos du lodge ...

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Accueil :

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Nous quittons le lodge vers 9h30 pour reprendre notre itinéraire direction Mariental : nous nous arrêterons sur la route à Rehoboth, à 90 km au sud de Windhoek, afin de faire nos premières courses.
Nous faisons au Spar local notre ravitaillement pour 2 jours : charbon de bois, petit déjeuner, eau, viande, ...
On repart ensuite direction Mariental par la B1 puis Maltahöhe par la C19 puis Sesriem par la C14 : nous pensons arriver vers 15h30 si tout va bien ...

Les routes sont souvent très très longues ... et bien droites !

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A 13h, nous quittons le bitume de la route C14 ... pour reprendre la piste : la rupture est nette et brutale ...

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Un premier motard nous double ... bien équipé.

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La piste ressemble ensuite à cela :

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Malgré les nombreuses indications, nous perdons la destination de Sesriem ... et nous faisons un petit crochet de 30 Km environ ...

Nous croisons à 14h d'autres motards bien courageux sous cette chaleur : les trails BMW (R12R GS) roulent en maître sur ce genre de terrain ...

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A 14h30, nous décidons de nous arrêter pique-niquer le long de la piste, à l'ombre d'un arbre que nous avons réussi à trouver avec beaucoup de difficultés ... : nous ne croiserons personne à cet endroit.

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A 15h30 nous récuperons la piste C19 direction Solitaire que nous n'aurions jamais dû quitter.

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A 16h, nous traversons des paysages très changeants et magnifiques.

L'arrivée est bientot là : encore 12Km alors qu'il est déjà 17h15 !

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Nous entrons enfin dans le camp de Sesriem, il est 17h30 et le trajet de cette journée nous a semblé bien long ...

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Sesriem est un camp regroupant un camping, des lodges et une station essence. D'autres hébergements privés existent dans les alentours, mais à l'extérieur du camping. Une taxe est à payer pour pouvoir rentrer dans le Parc National du Namib (3,50 euros par personne pour la journée).
Nous allons repérer notre emplacement au camp (numéro 18) : loin des toilettes, en bordure de la plaine, c'est parfait !

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Nous décidons de repartir en prenant la direction de Sosussvlei pour tenter d'observer le coucher de soleil en haut d'une dune, sans point précis si ce n'est peut-être la dune Elim. Elle serait a priori "à quelques km du camp sur une route à droite".
Nous voyons bien une route à droite, mais à 500 m du camp seulement : pour nous c'est sûrement plus loin ... !

(en fait non ... c'était bien là ... elle est située juste à proximité du camp et c'est d'ailleurs la seule solution pour observer un coucher de soleil en haut d'une dune afin de rentrer avant la nuit)

Nous continuons sans trouver d'autres routes possibles sur la droite : aurions-nous loupé finalement la direction vers la dune Elim ? (et bien oui ...)

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Un peu plus loin sur la route, nous croisons notre première autruche dans le désert.

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Nous nous arrêtons à la seule aire de parking trouvée au bout de 20 km environ : une voiture y était déja stationnée. Pas d'autres choix vu l'heure.

(nous le découvrirons après notre retour en France, il s'agit de la Dune1, pas forcément très connue ...)

Sesriem to Sossus
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Il est 18h déjà ...un peu tard déjà, et tentons l'ascension de la Dune1, dégagée et à proximité du petit parking ...

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Immédiatement, nous croisons un oryx caché dans les dunes : premières photos, il s'enfuie rapidement.

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Très vite, nous nous rendons compte qu'il ne sera pas possible d'arriver au sommet : le sable est bien trop mou !!!
C'est notre première expérience dans le désert de Namib : pour chaque pas en avant, nos pieds s'enfoncent et on recule dans la pente : c'est épuisant ...
Le sable pénètre très vite dans nos chaussures de rando, cela rajoute une difficulté supplémentaire.
Bref, impossible d'atteindre le sommet : nous nous arrêtons donc à mi-parcours pour observer cette nature, c'est fabuleux, grandiose !

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Il est 18h45 : le coucher de soleil avec les buissons dans la dune rouge nous laisse sans voix.

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Nous retournons ensuite à la voiture quand j'apercois un serpent du désert, jaune, de 20 cm environ se faufiler dans un buisson juste entre les pieds de ma femme devant moi : on voit clairement les traces laissées dans le sable.
Grosse frayeur : on s'asseyait plus haut à coté de buissons identiques pour se caler dans la dune et prendre des photos !


 

Nous avons cherché sur internet à notre retour et il est fort probable qu'il s'agissait en fait d'une vipère, appelée communément "vipère du désert de Namibie", ou vipère de Péringuey.

Ces vipères se cachent dans le sable et dans l'herbe, c'est d'ailleurs là qu'elle s'est réfugiée. Elles peuvent vous attaquer sans prévenir, surtout si vous marchez dessus. Heureusement que nous avions nos chaussures de rando, pour éviter ce genre de mésaventure justement. Elle ressemblait exactement à cela :

 

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De jour, elle s'enfonce dans le sable et ne laisse apparaître que ses narines disposées très hautes. Elle se déplace par mouvements latéraux. Chaque matin, elle recueille la rosée sur ses écailles et ne sort chassée qu’au crépuscule et la nuit. Il lui faut moins d’une minute pour s’ensabler en ne laissant dépasser que ses yeux qui sont situés très haut sur le sommet de sa tête courte : strictement impossible à repérer !

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Sa technique de chasse préférée est l’embuscade. Elle reste patiemment enfouie et quand une proie passe à sa portée, elle jaillit tel un diable pour mordre vigoureusement la proie. Son venin, très toxique, tue la victime en quelques minutes. Potentiellement dangereuse pour l’homme, et bien qu’elle soit très venimeuse, elle fait peu de victimes humaines car elle ne quitte jamais les zones désertiques. Sa morsure nécessite l’injection d’un sérum antivenimeux : comment fait-on lors d'une promenade, isolé et en plein mileu du désert ???

Nous confirmons qu'un touriste qui se promène dans les dunes pour photographier un coucher de soleil peut en croiser une. Et s'il se couche à proximité d'une herbe, pour pourpeauffiner son cadrage, alors le risque est bien réel : nous en savons quelque chose !!


 

 

Bref, nous reprenons notre chemin: quelques fourmis sur notre passage

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Etrange cette forme géométrique sur le sable: un brin tournant au gré du vent dessinant un arc de cercle parfait.

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Nous sommes de retour au camp à la tombée de la nuit, vers 19h25, nous déployons notre tente de toit plus ou moins rapidement car c'est la première fois en "situation" et à la lampe frontale !!!
Pas aussi facile que dans le parking du loueur à Windhoek il y a 2 jours ... Il y a une petite période de rodage à avoir ...
Nous filons à la douche avant de faire notre premier barbecue : pas facile non plus pour avoir les bonnes braises rapidement, il est déja un peu tard.
Vers 23h au lit après une journée bien chargée ...


J3 : Sossusvlei

J3 : mardi 15 Oct. 2013

Sesriem est le passage obligé pour accéder au désert du Namib. Très tôt le matin, de nombreux véhicules attendent devant la barrière du parc qui doit ouvrir ses portes environ une heure avant le lever du soleil. Il faut rouler presqu'une heure ensuite. Les 5 derniers km se font EXCLUSIVEMENT en 4x4 ! Et même avec un 4x4, on peut s'ensabler (voir notre expérience).

Si vous n'avez pas de 4x4, la fin de parcours se fait en empruntant les navettes 4x4

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Si vous n'avez pas d'emplacement réservé suffisamment tôt à Sesriem Camp, vous pouvez en trouver un autre à l'extérieur du camp, mais cela risque de gâcher votre début de journée ...

Carnet de bord de touristes concernés : "Il nous faut arriver au portail du parc avant l'ouverture des portes, c'est à dire 6h30, si l'on veut avoir une belle lumière sur les dunes. Tout baigne, nous arrivons à 6h: mais nous ne sommes pas les premiers. Derrière nous, la file s'allonge très vite. Nous profitons de l'attente pour prendre le petit dejeuner.

A 6h30: top départ! Comme prévu tout le monde se dirige vers la réception. Il faut maintenant parcourir 65 km pour atteindre Sussusvlei. Nous ne sommes pas les premiers sur la route puisque ceux qui ont pu se loger au camping du parc ont le privilège de pouvoir y aller avant l'ouverture. A mi-chemin, nous arrivons à la fameuse dune 45: une incroyable procession de touristes, déjà arrivés en groupes organisés, en fait l'ascension. Faut-il commencer par là? Nous décidons que non, et fonçons sur Sossusvlei.


 

Notre programme prévu aujourd'hui :  "observer le lever du soleil en haut de la Dune 45".

(ce n'est pas du tout ce que nous avons finalement fait, mais nous ne le regretterons pas pour autant ... C'est l'aventure ... A lire !)


A 4h30 du matin, nous entendons les gamelles des voisins, déjà debout.
Nous décidons de nous lever à notre tour pour replier la tente de toit et être à l'ouverture du parc à 5h30 : nous y serons à 5h27, en 2ème position d'attente !
La porte s'ouvre et un convoi de 10 voitures s'élancent à vive allure direction Sossusvlei sur la route goudronnée.

Il fait nuit, cela peut etre dangereux si des animaux sont sur la route, c'est limité à 60 Km/h, et le convoi file pourtant à 100 Km/h. Cela ressemble à un contre la montre ...
Il est annoncé 60 Km de route avant d'arrivée à la fin de cette route goudronnée : terminus des véhicules "non 4x4".

Au bout de 45 Km, les premières voitures tournent subitement sur une route à gauche, nous ne comprenons pas trop pourquoi et poursuivons notre chemin à vive allure. Nous le découvrirons au retour ...
Le parking de fin de route est atteint vers 6h15, les 4x4 continuent en position "4 roues motrices", impossible de faire autrement.

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Première expérience pour nous, nous devions peut être rouler trop lentement, nous calons et nous nous enlisons au bout de 200 m de piste sablonneuse !!! C'est notre première expérience dans le sable ... D'autres véhicules nous doublent sur le côté ...


Grâce aux conseils de Joseph, nous mettons en application ses recommandations : dégager le sable à l'arrière des 4 roues, reculer légèrement puis accélerer franchement en lâchant immédiatement l'embrayage : "on ne fait surtout pas patiner l'embrayage en 4 roues motrices" ! Nous repartons ainsi assez rapidement et heureux de nous être sortis assez facilement de l'ornière.
Nous croisons plus loin un véhicule ensablé à son tour : il  nous interpelle pour nous demander conseils et de l'aide ... Nous lui indiquons comment nous nous en sommes sortis pour l'assister.

Ce convoi de 4x4 s'arrête sur un parking au bout de 5 km environ : la piste pour s'y rendre est vraiment difficile, même en 4x4 !
Un véhicule devant nous poursuit son chemin : ce n'était donc pas encore le terminus et nous décidons de le suivre sans trop savoir où l'on allait vraiment (nous pensions aller vers la fameuse "Dune 45" ... erreur ...).


Nous nous arrêtons enfin sur le dernier parking ("parking de Sossusvlei") : impossible de poursuivre plus loin, nous sommes au pied d'une énorme dune qui se dresse sur la droite.

Quelques gazelles sont dérangées, rapides photos du lever du soleil : il n'était vraiment pas possible de l'observer du sommet de la dune ... en tout cas pas ici !

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Nous commençons ensuite l'ascension de la dune : il est 6h30.

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Rem : ce sont les traces que nous avons aperçues sur le coté de la dune qui nous ont donné l'idée de suivre ce chemin

Pourquoi cette dune ?

Parce-que c'est la plus proche du dernier parking ... impossible d'aller plus loin dans le désert en 4x4 ... et parce-qu'elle est haute ... et parce-qu'un couple en a déjà commencé l'ascension depuis 3 min. : on a pensé qu'elle était donc très connue, fréquentable même si à cette heure-ci nous n'étions que 2 véhicules, 2 couples !

Nous décidons de ne pas suivre le même chemin que les autres touristes devant nous, afin de respecter la tranquilité de tous (dont la nôtre ...) et d'y accéder par le coté. Nous avons aperçu quelques traces (surement des anciens passages ...).

Il fait frais mais c'est très supportable et on se réchauffe vite dans la montée .
L'ascension n'est pas si simple, nous avons du faire de nombreux arrêts pour reprendre notre souffle. Le sable est très mou, nous nous enfonçons jusqu'à la cheville et nous reculons en nous enfonçant avec la pente !

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La vue est splendide, nous sommes au sommet et il est 7h00 : MAGIQUE.

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Nous observons un lac asséché en bas, entre les dunes ... il s'agit tout simplement du pan de Sossusvlei

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et amorcons notre descente au bout d'une heure pour nous y rendre ...

Nous avons vraiment pris tout notre temps, des films (GoPro) et des photos afin de profiter pleinement de cet instant inoubliable et unique.

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On observe de nombreuses traces au sol (autruche, gazelles) et apercevons une course de Springbok isolé.
Nous arrivons au pan de Sossusvlei, tranquillement à 8h30 : les paysages mélangent vert des feuillages, rouge et blanc du sable, bleu du ciel.

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A 9h, à la sortie du pan, nous observons de nombreux Oryx, loin d'être dérangés ... nous sommes les seuls depuis ce matin à passer par là

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dont un couple avec son petit :

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A l'horizon, une autruche isolée ...

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A 10h, du retour au parking, nous regardons notre plan et nous nous demandons si cet endroit est Hidden Vlei et si cette dune est vraiment la Dune 45 !
Nous en doutons beaucoup ... Bref, nous verrons cela plus tard, après tout, quelle importance ?

Sur le retour, nous découvrons à 11h le premier parking des 4x4 que nous avions passé ce matin et découvrons la pancarte "Dead Vlei" !

Nous ne l'avions pas vu ce matin, dans la nuit et sur la route ensablée, avec un certain stress de la conduite aussi ...
Nous décidons de nous y rendre sachant que beaucoup de personnes à cette heure en revenaient déjà, tant mieux ...

Evidemment encore plus magique que ce que nous avions pu voir sur internet : nous faisons de nombreuses photos sachant que nous étions à cette heure les seuls présents ! Quelle chance ...


 

Sossusvlei est le site touristique le plus visité de Namibie. C'est un désert de sel (salar) et d'argile dans le désert du Namib, se trouvant dans le parc de Namib Naukluft. C'est un oued pénétrant depuis la localité de Sesriem sur une soixantaine de kilomètres d'est en ouest dans la zone des dunes du désert.

Alimenté par la rivière Tsauchab, l'endroit est connu pour ses hautes dunes de sable rouge entourant l'endroit, formant une mer de sable (dunes de Sossusvlei). La faible végétation comprend notamment l'Acacia erioloba et est peu arrosée par la rivière Tsauchab, dont l'eau se perd rapidement dans l'argile asséché.

Dead Vlei et Hidden Vlei sont d'autres salars connus situés à proximité de Sossusvlei.

Dead Vlei est une cuvette d'argile blanche, son nom signifie « le marais mort ». Dead Vlei est entouré par les dunes de sable les plus élevées du monde, dont la plus haute qui atteint entre 300 et 400 mètres (350 mètres en moyenne, surnommée « Big Daddy »). La zone s'est formée quand des inondations ont détourné une rivière sur l'endroit, créant un marais permettant à des acacias du désert d'y pousser. Plus tard, les dunes ont entouré la zone et bloqué l'arrivée d'eau. Les arbres sont morts, du fait qu'il n'y a plus assez d'eau. Les troncs des arbres morts, qui sont estimés à environ 900 ans, sont désormais de couleur noire du fait que le soleil intense les a brûlés. Leur bois ne se décompose pas car il est trop sec.


 

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Nous observerons un couple de corbeaux sur un arbre mort

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Et plus loin un couple de rapaces

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Nous repartons vers 12h20 et serons au parking à 12h45. La chaleur est intense, mais il ne faut pas plus de 25 min pour faire 1,1 Km qui sépare Dead Vlei du parking.

D'autres touristes étaient en train de gravir la dune d'à coté : est-ce elle, la fameuse Dune45 ?
Car il y a beaucoup plus de monde que celle où nous étions à l'aube.

(nous le serons bien plus tard, une fois rentrés en France, mais il s'agissait de Big Daddy. Cette dune importante se dresse sur la gauche de Dead Vlei et permet d'observer ce pan de tout en haut).

Nous pique-niquons au pied d'un arbre et d'une aire aménagée sur le parking donnant accès à Dead Vlei, désert à ce moment.
A 14h15, nous décidons de rentrer au camp : des Allemands nous interpellent, gros problème. Leur 4x4 est complètement enlisé 100 m plus loin et ils demandent de l'aide. Nous sommes les seuls ici. Avec ma seule expérience réussie de ma vie matinée (!), j'arrive à la rescousse pour prendre les choses en main. Oulala, les 4 roues sont enlisées et l'essieu arrière touche le sol. Bref, gros travail pour dégager l'essieu, les 4 roues, tout le monde est mis à contribution car on n'a qu'une seule pelle ! Je redresse les roues, droit devant, un petit recul arrière et en avant toute, à fond. Le 4x4 arrive difficilement a sortir de son trou ... 2ème tentative, 3ème et le voila dégagé. L'amitié franco-allemande n'a jamais été aussi forte : j'ai été leur héro du jour, en tout cas cela m'a bien fait plaisir de les dépanner tellement ils étaient tous dans la déprime totale :-)

Nous voilà repartis, en reprenant à notre tour la piste sablonneuse réservée au 4x4, mais avec beaucoup plus de confiance et de maitrise qu'à l'aller !
En fin de piste, nous retrouvons le parking des véhicules non 4x4 avec l'indication "Hidden Vlei" à proximité : nous n'étions donc pas à Hidden Vlei ce matin ...

Nous reprenons la route goudronnée pour le retour.
A 14h45, nous observons de nombreux véhicules sur un parking au fond à droite de la route. Il y une pancarte qui indique la dune 45 !
Elle n'est pas du tout là où nous le pensions !!

Dune 45 :

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Bref, la Dune que nous avons gravie n'était donc pas la Dune 45 ! Ca c'est sûr ...
Quel est son nom ??? Mystère !

(nous le serons à notre retour en France, merci à Denis, un internaute qui m'a mis sur la piste ! Nous avions escaladé sans le savoir la dune Big Mama)

Le spectacle était grandiose, nous en avons profité pleinement, seuls, et c'est bien le principal ...

Nous repartons à 14h50 apres quelques photos et mettons les compteurs à zéro par curiosité.
Nous arrivons au camp à 15h20 apres 45 km : nous connaissons maintenant l'origine de son nom "Dune 45" !

Il n'est pas trop tard, nous décidons de faire un tour du coté du Canyon Sesriem, situé a 4,5 km à gauche de l'entrée du camp.

La balade se fait en 45 min environ, c'est assez joli et permet d'avoir un peu de fraicheur par endroit sous cette forte chaleur.

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J'avais espérer dénicher des serpents, ou scorpions, à l'ombre d'un rocher, mais c'est raté ...

Vers 17h, nous prenons une boisson rafraichissante au bar, c'est bien mérité !
Contrairement à hier, nous avons cette fois-ci le temps pour déployer notre tente de toit et faire de bonnes braises pour le barbecue : viande d'agneau au menu ce soir ...
Le sac poubelle du repas est déposé au pied de notre arbre : nous irons le jeter après la vaisselle.
Pendant celle-ci, nous entendons un bruit et voyons l'arrière d'un animal s'échapper avec notre sac plastique !


Pas le temps de l'identifier dans la nuit noire : était ce un babouin ? nous n'en n'avons jamais vu à part sur la route de l'aéroport vers Windhoek.
Une gazelle ? il y en a plein par ici, mais c'est un herbivore !
Un chacal ? Peut être, c'est un carnassier mais nous n'en n'avons encore jamais vu ici.

Bref, nous copions les photos de la journée sur le PC et rédigeons quelques lignes pour notre carnet de route.
L'animal revient : nous l'éclairons avec nos 2 lampes frontales, c'est un chacal !
Il repart immédiatement...

A 22h30, au lit, sachant que finalement nous avons décidé de partir vers Solitaire demain matin vers 10h.


Pas question de retourner à Sosussvlei et de se lever à 4h30 demain : aucun intérêt pour nous de retourner à la Dune 45 par exemple.
Elle est située sur le bord de la route, sans grand intérêt à nos yeux : Big Mama nous a semblé bien mieux située, à proximité du parking et du pan de Sossusvlei, en plein désert et avec de nombreux animaux... mais il faut se donner la peine d'y aller ...
Sans compter tous les aménagements naturels qui s'y trouvent, à l'abri du soleil : c'est bien plus merveilleux ...

Une petite vue à 360° au sommet de la dune Big Mama, comme si vous y étiez ... ici

Pour terminer, deux cartes que nous aurions bien aimées avoir avant de partir : vous y verrez précisemment le trajet du camp de Sesriem vers Sossusvlei, en passant par la Dune45, Big Dady, Big Mama, Dead Vlei, ... Plus aucun secret pour vous, impossible de vous perdre !

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Dead Vlei et Sossus


Nous garderons un excellent souvenir de cet instant magique : Sesriem Camp pour se rendre à Sossusvlei, Dead Vlei, ascension de Big Mama, seul au monde, et découverte du pan de Sossusvlei.

Surement l'un des moments les plus forts vécus en Namibie.

 


 

J4 : Vers Solitaire

J4 : mercredi 16 Oct. 2013

C'est notre 2ème et dernière journée au camp de Sesriem qui se termine.

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Clairement, 2 nuits ici, c'est le minimum pour profiter pleinement de l'accès privilégié aux dunes et pans de Sossusvlei. Il faut l'anticiper et s'y prendre assez tôt pour s'assurer d'avoir une place, c'est indispensable.

Il faut savoir qu'il y a un poste de garde qui ouvre la voie à 5h30 du matin à la seule route donnant accès aux dunes Sossusvlei à partir de Sesriem Camp : nous pensions que nous pouvions partir de ce camp à tout moment, c'est inexact.
Les autres camping sont à l'exterieur du camp, avec un autre poste de contrôle à franchir, mais plus tard, à 6h30 du matin !

On peut donc partir vers les dunes 1 heure pus tôt quand on est situé à Sesriem Camp.

C'est assez considérable car c'est le temps nécessaire pour se rendre en voiture au parking de Sossusvlei et être ainsi aux premières loges à l'aube.
Ceci etant dit, à part la dune 45 située à 45 km du camp, je ne vois pas trop comment on peut observer un levé de soleil sur une dune à Sosussvlei car il faut beaucoup plus de temps pour se rendre au parking situé en bout de piste sablonneuse.

Important : anticiper l'achat de pass

Après notre nuit au camp de Rostock Ritz, direction Swakumpund, nous ferons un détour vers Tinkas / Rock Arche, lieu repéré en préparant notre circuit. J'en avais parlé à Jospeh de Tourmalime à notre arrivée : il m'avait confirmé l'intérêt de ce détour et m'avait indiqué qu'il fallait acheter au préalable un pass pour y accéder : le faire auprès du bureau du MET (Ministère de l'Environnement et du Tourisme) à Sesriem Camp car sinon l'amende peut être sévère en cas de contrôle dans le parc.
Le prix pour 2 personnes / 1 véhicule est de 100 $ND, soit 8 euros, ce n'est pas si cher.
Nous le ferons en quittant le camp ce matin, après avoir repris également du carburant à la station d'essence locale.

C'est lorsque l'on a quitté le camp que l'on a dû confirmer notre départ au bureau MET situé à l'accueil afin qu'il nous facture la taxe pour avoir accéder au site de Sossusvlei pendant 2 jours : soit 340 $ND pour 2 personnes et 2 jours au camp (envi. 26 €)
Cette taxe n'est pas incluse dans le séjour organisé par le TO : elle est à régler directement sur place au représentant du parc national : le même qui nous délivrera un pass pour acceder à Tinkas demain.


Ce matin, nous entendons les démarrages tôt des premiers vehicules, mais nous resterons au lit ! Il ne fait pas froid ici à cette epoque : un simple duvet et peu couvert suffit. Les moustiques nous ont gaché notre fin de nuit ... pourtant nous n'en n'avions pas eu auparavant. Promis, on achetera un insecticide aux prochains commerces.
Ce matin, nous nous levons à 7h30 : seuls dans ce camping ! Petit dejeuner cool entourés de tous les oiseaux du "quartier", des écureuils et meme des sprinkbocks qui viennent sur les emplacements pour manger quelques restes.

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Il est 9h15, nous commencons à ranger notre matériel pour partir tranquillement vers Solitaire.

Nous quittons Sesriem Camp à 10h30 après avoir fait le plein d'essence, acheter une bonbonne de 5 litres d'eau au commerce du coin et payer notre pass.
Dans la réserve qui longe la sortie de Sesriem, nous découvrons au loin un serpentaire.
Un groupe de Quad l'effraie et il s'envole.

Nous roulons toute la matinée et pénétrons dans le Naukluft Park :

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Voici les engins qui dament les pistes et que nous pouvons croiser parfois :

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Les reliefs deviennent changeants et très jolis :

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Nous arriverons subitement à la hauteur de Solitaire à 12h précise.

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L'entrée de Solitaire :

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Nous y resterons 2 heures et il nous faudra ensuite 1h30 pour nous rendre jusqu'à Rostock Ritz.


De passage à Solitaire :

Solitaire apparait en plein milieu de nul part, sans s'y attendre vraiment.

Solitaire se trouve à la jonction entre les routes C14 (Walvis Bay - Bethanie), et C24 (Rehoboth - Sossusvlei), deux routes touristiques importantes traversant le Namib-Naukluft National Park. Comme la région n'est pas peuplée, c'est une étape fréquente des touristes qui traversent la région et vont vers la cote (Swakop / Walvis Bay).

On y découvre ses carcasses de vieilles voitures bien connues, entreposées comme des oeuvres d'art, pour attirer le touriste ...

Et ça marche :-)

Petite visite des lieux ...

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Il y a une station essence, un petit garage pour réparer les pneus crevés, un bar, un petit commerce (boissons fraiches principalement, pas de nourriture) et une boulangerie.

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Moose McGregor a bénéficié d'une large publicité de son établissement de par son "apfelstrudel" (crumble aux pommes) présent dans la plupart des guides touristiques sur la Namibie, dont Lonely Planet consacré à l'Afrique.
Nous y avons acheté pour ce midi 2 sandwichs (salami / fromage) délicieux, 2 boissons fraiches et ce fameux "apfelstrudel".

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Petite photo de Moose McGregor pour lui rendre hommage ... 

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On en a aussi profité pour regonfler nos pneus de 0,5 bar et après ces séances photos, nous avons repris notre route par la C14 direction Walvis Bay

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Sortie de Solitaire :

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La piste est assez mauvaise,

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Nous avons fait plusieurs arrêts photos sur la route : notre premier Baobab, un cactus géant, un atroupement de vautours, une carcasse de zèbre, ... Il fait vraiment très chaud (>45°C)

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Et les mouches associées ...

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Nous avions choisi initialement d'être hébergés à Gecko Camp, mais il n'y avait déjà plus de place ... Notre T.O. nous a conseillé Rostock Ritz et nous n'avons pas regretté ...


L'entrée de Rostock Ritz est bien indiquée, elle se trouve à l'ecart de la piste en empruntant une petite route sur le coté.

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Nous trouvant le camp un peu plus loin sur le versant d'une colline, qui permet de dominer la plaine.

Le site est petit mais bien aménagé.

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Une petite piscine surplombe le décors, la vue y est magnifique.

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Nous sommes autorisés à nous y baigner, même si nous ne logerons pas ici : le camping se situe 6 km plus loin.
Un zèbre vit à proximité en liberté : attention, il ne faut pas s'approcher, sinon ruades et morsures assurées !

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Le temps a été très couvert toute la journée : heureusement que nous ne sommes pas allés vers les dunes aujourd'hui car, sans l'ensoleillement habituel, les couleurs et les photos ne rendent pas aussi bien.
Le vent se lève vers les 16h30, comme hier, ce qui aide à supporter la chaleur .

Après la piscine, nous reprenons la route vers le camping. Nous sommes surpris : il n'y a que 4 emplacements, les uns à coté des autres, face à la Nature ! C'est le plus petit camping que nous aurons connu et le moins que l'on puisse dire est qu'il est retiré et au calme.

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Un bloc sanitaire est situé plus haut, il est en très bon état, l'eau y est abondante et ... chaude, forcément ici !

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Un abri a été érigé au dessus du coin barbecue, nous avons l'électricité, tout est parfait pour une bonne nuit ...

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J5 : De Rostock Camp à Swakopmund

J5 : jeudi 17 Oct. 2013

Nous arriverons ce soir à Swakopmund

Swakopmund compte aux alentours de 35 000 habitants.
C'est sans doute la ville de Namibie où on parle le plus allemand (importante communauté germanique) et Afrikaans.
Principale ville touristique de Namibie ( à l'exeption de Windhoek ), Swakopmund est la cité balnéaire de Namibie : n'imaginez-pas vous y baigner pour autant ...
Swakopmund avait été fondée en 1892, quand le capitaine Allemand Curt von François avait fait ériger les premières infrastructures. Elle était destinée à devenir le port principal de la colonie puisque le port en eaux profonde de Walvis Bay, à trente kilomètres au sud, était une possession britannique.

Après la Seconde Guerre mondiale, elle devient une destination prisée des Sud-Africains. Les équipements de la ville sont développés (piscine olympique, hôtellerie, chambres d'hôte, magasins...). La découverte d'uranium à 70 km de la ville et l'exploitation de la mine contribuent au développement économique de la ville et de ses infrasctructures. C'est une des villes les plus modernes de Namibie.

Après l'indépendance en 1990, la ville confirme sa vocation touristique internationale et devient une des destinations favorites des Allemands en Afrique.


On s'est couché hier soir à Rostock Ritz à 21h30 : il faisait encore assez doux.
Le vent n'a cessé d'augmenter toute la nuit, cela faisait claquer les toiles des tentes, assez bruyantes.
Puis il a fini par chuter, il faisait bon, c'était très agréable.

Les premières lueurs m'ont réveillé vers 6h30 ce matin : après 9h de sommeil j'étais bien reposé (!) et je décidais de gravir les quelques mètres au dessus du camp pour photographier le lever du soleil.
Tout le monde est encore endormi, tellement l'endroit est calme et retiré.

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Ma femme se réveille vers 7h et observe à la jumelle dans la plaine au loin un troupeau de 8 zèbres, 4 autruches et un troupeau de Springbocks.
Les 2 voisins se réveillent à leur tour et tout le monde prépare le petit dejeuner vers 7h40, il fait toujours très doux, c'est forcément très calme ici, au milieu de rien ... On est tellement bien, on n'est vraiment pas pressé, on essaie de retenir le temps ... quel pied ces vacances ici.


Les 2 tentes voisines nous quittent, nous sommes désormais seuls au camp : nous allons à la douche avant de partir à notre tour.
Nous observons alors un chacal approcher à quelques mètres du bloc sanitaire : il a dû entendre les touristes partir et vient voir s'il n'y a pas quelques restes ... Nous avons le temps de retourner des douches à la tente, prendre l'appareil photo et revenir pour l'immortaliser, il est 9h15.

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A noter que le bloc sanitaire de ce camp est parfait : 4 wc et 4 douches sont installés en parfait état et très propres.
L'eau chaude a beaucoup de débit grace à la reserve située un peu plus haut, au sommet de la colline.

Nous quittons à notre tour Rostock Camp, direction Rock Arche, via Tinkas par la C14 : une large piste.
Rapidement, nous arrivons à l'indication du Tropique du Capricorne où un bus de touristes est déjà arrêté, il est 9h50.

Nous nous arrêtons à notre tour car c'est forcément LA photo à avoir dans son album ...

(cela nous rappelle la photo prise il y a 2 ans lors du passage de la zone de l'équateur au Kenya).

 

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Nous traversons le Kuiseb Canyon, qui marque par son empreinte la plaine monotone, vers 10h30.

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A 10h45, il faut quitter la C14 pour prendre le D1998 qui nous conduira vers Rock Arche, la piste reste bien pratiquable.

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Un panneau "attention aux Oryx" nous alerte ...

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A 11h20, nous prenons l'indication vers "Gemsbokwater" sans trop savoir où cela nous menera.

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Il s'agit en fait d'un puit qui alimente un réservoir au milieu d'une plaine désertique, sans grand intéret.

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Nous y voyons les premiers phacochères, ainsi que des écureils et oryx, il est 11h50.

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Nous reprenons la piste vers Tinkas rappelant qu'elle n'est accessible qu'avec un 4x4 et un permis, cela tombe bien, nous l'avions acheté à Sesriem Camp !

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Nous arrivons au site aménagé "Tinkas Camp" à 12h40.

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Nous y faisons le tour puis poursuivons vers "Tinkas Man", toutes ces directions sont bien indiquées.
En revanche, la piste devient étroite, parfois sablonneuse et très chaotique : nous comprenons la nécessité d'être ici en 4x4 !
Nous faisons une balade et prenons beaucoup de photos à Tinkas de 13h a 14h. Il fait très chaud, un barrage fait obstacle à une rivière sans eau ... tout est très sec.

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Les rochers friables sont rouges et magnifiques avec des formes souvent sculptées.

 

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A 14h,nous poursuivons la petite piste accidentée vers Rock Arche.

Rapidement, nous arrivons à un premier rocher comportant 2 alcoves aménagées à coté d'un site pour pique-niquer : des touristes s'y trouvent déjà installés ... dommage
Le site de Rock Arche est en fait plus loin sur 6 km de pistes difficiles.

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Nous y arrivons à 14h30 : endroit parfait, ombragé et isolé pour pique-niquer rapidement afin de ne pas arriver trop tard à Swakopmund.

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Une dernière aire de pique-nique se situe un peu plus loin : la piste s'y arrête alors en cul de sac, pas d'autres solutions pour rejoindre Swakopmund que de faire demi-tour et repasser par Tinkas.

Nous repassons devant la première Arche

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Nous retrouvons la piste principale goudronnée C28 vers 16h15 : quand arriverons nous à Swakopmund ???
Nous roulons à vive allure afin d'arriver avant la nuit.
Une direction sur la droite indique le site de Blockhoppie où nous avions penser nous arrêter.
Finalement, au vu de l'horaire avancé, nous décidons de ne prendre aucun risque et continuons notre chemin.
La zone devient alors étrange, lunaire, désertique sans aucune végétation : elle annonce l'arrivée vers la cote très désertique manifestement.

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Un arbre à carquois isolé au milieu du désert :

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A 20 km de l'arrivée environ, nous apercevons facilement sur la droite de nombreuses plantes Welwitschia mirabilis, il est 17h. Cette plante très particulière des déserts côtiers de Namibie et d'Angola a été nommée en l'honneur du Dr Friedrich Welwitsch qui l'a découverte en 1860. Elle pousse à partir d'un tronc court et épais qui comporte uniquement deux feuilles qui croissent continuellement à partir de leur base et une longue et épaisse racine.

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Les feuilles peuvent atteindre une longueur de 2 à 4 mètres et sont généralement divisées en bandes longitudinales, ce qui peut parfois masquer le fait qu'il n'y a que deux feuilles à l'origine.

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Elle n'est pas très belle, sa longévité est considérable : certains spécimens observés ont entre 1000 et 2000 ans.

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Nous avons eu bien fait de nous arrêter car ce seront les seuls spécimens que nous rencontrerons en Namibie sur notre parcours.

Nous arrivons enfin à l'entrée de la ville, il est 17h30, ouf ...

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Le plan fourni permet de rejoindre facilement notre hébergement, Rapmund Hotel, situé à coté du phare de la ville.
L'hébergement est très propre et joliment aménagé : accueil agréable.
Nous mangerons au restaurant italien situé au pied du phare à quelques mètres de notre hôtel

Conclusion de cette journée : ne pas hésiter à faire un détour vers Tinkas et Rock Arche, mais avoir le véhicule adapté (4x4) et bien gérer son temps

 

J6 : Walvis Bay

J6 : vendredi 18 Oct. 2013

La nuit dans un vrai lit a été "formidable" ...
Endormi hier à 21h30, je me suis réveillé à 4h du matin !
J'en ai profité pour trier mes photos, les sauvegarder sur disque dur externe et envoyer des mails à la famille afin de donner des nouvelles.
Le petit déjeuner est proposé à partir de 7h, nous y étions à 7h30 : il était copieux pour bien commencer cette nouvelle journée.
Ici, on a mis nos polaires pour la première fois !
Le vent nous a semblé glacial ce matin et il souffle fortement.
Petite balade vers la jetée à 10h30 pour prendre des photos du paysage et de cette mer déchainée.

Et dire que c'est la cité balnéaire de la Namibie ... ! Il faut un maillot de bain en peau de phoque ici ? et encore ...

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Le maillot de bain ne tiendrait pas longtemps ... quoique il faut ici une combinaison intégrale de 7 mm pour se baigner !

La ville et l'air sont saturés par le sable emporté par les vents.
C'est assez désagréable et on imagine difficilement l'entretien des fenêtres des maisons ainsi que celui des voitures dans une telle atmosphère.
A part la rue principale, toutes les annexes de la ville sont ensablées ...
Pas grand chose à voir ici, nous décidons à 11h de nous rendre à Walvis Bay par la C20 à 30 Km.
Nous retrouvons le désert où rien ne semble pouvoir survivre.
Les paysages sont ici horribles, balayés par un vent poussiéreux continu.

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Nous arrivons à 11h20 à une aire aménagée au pied de la "Dune 7" : est-elle a 7 Km de Walvis Bay ?!

 

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Ceux qui le souhaitent abandonnent leurs chaussures et peuvent gravir cette dune pieds nus.

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On est bien d'accord, il n'y a pas de serpents ici ? Et c'est garanti par l'Office du Tourisme ?

On dira que ce n'était pas notre objectif ... mais l'endroit était sympa pour prendre quelques photos.

Nous sommes à Walvis Bay à 11h50, nous traversons la ville et nous nous arrêtons à un spot de Skite Surf pour les observer.

 

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Puis, un peu plus loin, nous nous arrêtons de nouveau pour photographier de près nos premiers flamands roses en Namibie, vraiment peu farouches : nous sommes à 1,50 m !

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Nous y restons 30 min pour repartir vers 12h30 à destination des marais salants au sud de la ville.

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Les oiseaux migrateurs sont nombreux

 

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et les eaux de couleurs fantastiques dans cette contrée ...

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Nous longeons la baie pour prendre des clichés de 13h15 à 15h50 : nous n'irons pas jusqu'au phare et préférons faire demi-tour dés que possible.
Nous croisons un bébé phoque mourant le long de la route : il a dû s'échouer lors de la dernière marée.

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De retour au centre ville, nous décidons enfin de refaire le plein de carburant : près de 78 litres pour 960 §NB.

Vérification également de la pression de pneus qui en avaient besoin ... et rapide déjeuner au KFC du coin.
Le vent ne faiblit pas, même en centre ville, cela nous semble irrespirable et nous avons le sentiment de manger du sable !
Comment peut-on vivre au quotidien dans de telles conditions qui nous semblent apocalyptiques ?

Nous retournons alors sur Swakopmund mais cette fois-ci en longeant la cote par la B2.
Les vents violents recouvrent toute la chaussée, c'est incroyable, on ne voit plus le bitume, il faut allumer les feux en plein jour et ralentir à 60 Km/h, il est 15h15.

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La mer ne se prête pas à la baignade ...

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Nous sommes à l'entrée de Swakopmund 20 minutes après.
Nous nous arrêtons au Spar du coin pour refaire notre ravitaillement car les jours à venir seront plus "sauvages" ...
Tant mieux ...

Cette halte à Swakopmund nous a permis de souffler un peu, de nous reposer, faire un gros ravitaillement mais l'endroit, pour LA station balnéaire du pays, ne nous a vraiment pas emballés ...

 

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En route vers le Damaraland

 
En quittant Swakopmund, nous allons nous diriger vers le Damaraland ...

C'est l'une des régions les plus pittoresques de la Namibie, une région immense. Il y a des cours d'eau préhistoriques avec des plaines et des Prairies, des koppies (massifs granitiques) et des gorges profondes. Vers l'Ouest, la géographie change radicalement avec les étendues de sable sans fin, les populations d'éléphant adaptés au désert, rhinocéros noirs, girafes, autruches et springboks. Ces animaux ont adapté leur mode de vie pour survivre à la rigueur des espaces désertiques.

Les éléphant se déplacent dans le bush et peuvent voyager jusqu'à 70km en une journée à la recherche de nourriture et d'eau.

Damaraland est l'ancien nom de l'apartheid, donné à la région au sud du Kaokoland et au nord de la route principale vers Swakopmund. Elle s'étend à 200km à l'intérieur de Skeleton Coast et 600km au sud du Kaokoland.

Le nom du Damaraland provient du fait que le peuple Damara vivait dans cette région et ce nom reste couramment utilisé pour le tourisme, bien que l'ensemble de la région a été rebaptisée :

- la section sud est rattachée à la région de Erongo

- la section du Nord fait partie de la région de Kunene

Cette région comprend notamment :

  • Le Brandberg :  la plus haute montagne qui abrite le célèbre tableau Bushman « Dame blanche »
  • Twyfelfontein : un magnifique éperon rocheux avec des milliers de gravures de Bushman
  • Spitzkoppe : un inselberg pointue typique et un lieu de grand mystère de l'ancien peuple San
  • La forêt pétrifiée : forêt qui a été constituée il y a des millions d'années
  • Le Vingerklip (rock de doigt) : un doigt imposant de calcaire qui s'élève à 35m au-dessus de sa base

Le Brandberg « montagne de feu » est ainsi nommé à cause de l'effet créé lors du coucher du soleil sur sa face ouest.

Le Brandberg et le Spitzkoppe sont des lieux de prédilection pour les grimpeurs en Namibie. Ces deux montagnes contiennent une densité élevée d'art de San (Buchmans).

L'attraction principale de Twyfelfontein est sa grande galerie d'art rupestre, l'une des plus larges en Afrique.

Deux autres caractéristiques géologiques connues près de Twyfelfontein sont les "tuyaux d'orgue" et de la "montagne brûlée" :

Les tuyaux d'orgue sont une série de piliers de dolérite qui ont été exposés par l'érosion et peuvent être visités dans la petite gorge sur le côté gauche de la route menant à la montagne brûlée. Nous les avons visités.

- La montagne brûlée est assez plate et tire son nom de l'amas de calcaire noirci à sa base. Nous n'y sommes pas allés.

Le Spitzkoppe ("forte tête") est l'un des points de repère les plus reconnaissables de la Namibie. Sa forme a inspiré son surnom, The Matterhorn de l'Afrique. C'est en réalité le vestige d'un ancien volcan, formé de la même manière que les massifs du Brandberg et Erongo. Depuis 1946, ce massif est devenu une destination connue et fréquentée pour l'escalade.

Dans les grottes et les ravins de cette région on trouve de nombreuses peintures rupestres préhistoriques dont la plus célèbre est la « dame blanche » du Brandberg. Découverte en 1917 par l'allemand Dr. Reinhard Maack, la peinture est restée relativement inconnue jusqu'en 1948, quand l'archéologue français Henri Breuil l'a mise en lumière. Au départ, on pensait que la « dame blanche » était une peinture d'une femme européenne, bien que la peinture date d'avant l'arrivée des européens dans la région ... Il s'agirait en fait d'un homme !

La peinture fait environ 40 cm de haut. Une main de l'homme en blanc porte ce qui semble être un verre de vin et l'autre un arc et des flèches. Son corps est peint en blanc. Il est une figure centrale de la peinture dans une procession de chasse étrange qui compte plusieurs femmes. Nous n'avons pas souhaité faire cette sortie touristique.

Le Vingerklip de 35m de haut (roche de doigt) est connu sous le nom de Kalk-Kegel (pilier de calcaire) et s'élève au dessus de la ferme de Bertram. C'est un vestige d'érosion d'un plateau calcaire qui a été formé il y a plus de 15 millions d'années. La grande cave à sa base, entourée de décombres, donne l'impression qu'il va se renverser à tout moment. Il a été découvert la première fois en 1970 par l'américain Tom Choate.

 
Notre passage à Spitkkoppe et Brandberg est détaillé ci-après.

 
 

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J7 : Vers Spitzkoppe

J7 : samedi 19 Oct. 2013


Couchés hier à 21h30, nous étions réveillés ce matin à 6h30, ce qui nous a fait passer une autre bonne nuit ...
Rangement des valises, lessive rapide à la main, copieux petit déjeuner, photos de l'hôtel Rapmund avant de partir :

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Nous devions ensuite faire le ravitaillement de viandes fraiches au Sparc du centre pour 3 à 4 jours et faire du change à la banque.
Ces 2 journées passées en bordure de mer, avec l'air humide, salin, mélangé au sable du desert avait rendu notre 4x4 blanc dans un très sale état.
Je souhaitais lui faire donner un coup de lavage haute pression avant de quitter la ville, cela nous a couté 80 $NB (soit 6 €), ce qui est peu : nous repartions avec un véhicule propre ...
A 10h00 nous pouvions enfin quitter la ville par la B2 direction Usakos à 100 km en empruntant une route goudronnée ... ce qui se fait très rare ici.

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On savait qu'il y avait pas mal de mines de diamants en Namibie, mais il y a d'autres minerais également ...

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Nous arrivons a l'entrée de Usakos à 11h30

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puis prenons la piste D1935 sur la gauche direction Ameib Ranch / Philipp's cave.


Nous ne le savions pas , mais c'est la direction a suivre pour arriver à Bulls Party, notre première destination de la journée.
En périphérie de ville, nous traversons ce qui nous semble être un bidonville ... des sacs plastiques se sont éparpillés tout autour dans la nature.

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Nous devons ensuite prendre à droite une autre piste, la D1937

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Les indications des panneaux nous laissent parfois perplexes ...

attention : on tourne à droite ... à moins que ce soit à gauche ?

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Quelques cabanes de gardiens de troupeaux, le long des pistes :

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à 12h00, nous prenons la direction "Ameib Ranch"

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Vous trouverez de nombreux endroits le long des pistes en Namibie où l'on vous proposera de vous arrêter car ce sont des points de vente de (soit disant) "pierres précieuses" (= Gemstones).

La plupart du temps, ils ont été désertés, faute de clients de passage ...

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Et vous verrez aussi que les Namibiens aiment bien orner leurs propriétés de vieilles carcasses de voitures rouillées, un peu à la mode de Solitaire, mais en moins bien réussi ...

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Ameib Ranch est situé dans un parc gardé : il faut franchir une barrière, il est 12h20.

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Un gardien note nos coordonnées et nous poursuivons à travers ce parc pour atteindre le ranch 10 Km plus loin sur une petite piste bien praticable. Nous le traversons à 12h40 après avoir fait 170 Km depuis ce matin.

Après quelques km encore nous arrivons devant une montagne rocheuse magnifique : il faudra la contourner sur la gauche pour arriver au lieu dit "Bulls party".

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On peut y garer sa voiture facilement, et se promener librement pour admirer le paysage et prendre évidemment des dizaines de photos, tellement ces paysages sont incroyables et uniques, n'est-ce-pas ?

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Cet endroit est assez spectaculaire et donne vraiment l'impression que "les dieux sont venus ici faire une partie de jeux de boules ..."
Parmi les balades à travers ces rochers, nous rencontrerons des lézards de plusieurs espèces.


Nous repartirons à 15h00 après avoir bien profité de cet environnement.

Quelques photos du site : 

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Il y a un rocher appelé "tête d'éléphant"

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Le voyez-vous (regardez bien ...) ?

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Allez, on vous aide, il est là :

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Nous avons finalement croisé 2 familles avant notre départ, sinon nous étions les seuls, que c'est agréable.


Les formations de Bull's Party sont le résultat de millions d'années de processus d'érosion qui ont formé ce granite, une roche très dure mais aussi très poreuse. Le granit est un magma qui a été refroidi sous la surface de la terre, après avoir été formé par l'activité volcanique massive dans cette région il y a environ 110 -130 millions d'années.

Ces blocs de granite ont ensuite été exposés à la surface de la terre, soumis à l'érosion du vent et de la pluie, et ont subi des variations extrêmes de température entre la nuit et le jour. Au cours des millions d'années, les blocs anguleux se sont ainsi arrondis. La fluctuation de température dans l'Erongo est parfois si extrême qu'une averse soudaine peut arriver lors d'une journée très chaude, provoquant une rupture des rochers avec une forte détonation.

Cet endroit est un paradis pour les photographes, mais aussi pour les géologues. Une visite d'une journée s'impose, mais une nuit à Ameib permet de profiter pleinement de la magie de ce lieu qui se révèle lorsque les derniers rayons du soleil effleurent le rocher "tête d'éléphant".

Un autre point d'intérêt à visiter dans la région est la Caverne de Philipp .

Conseil : essayer de programmer une nuit à Ameib Camp : cela permet d'observer ce magnifique site au coucher du soleil et découvrir l'une des nombreuses randonnées bien balisées dans le parc.

 


 
Nous empruntons 3 pistes (D1927, D1930, D3716) en suivant la carte routiere pour nous joindre à Spitzkoppe, notre camp pour ce soir.

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Ces pistes sablonneuses sont assez pratiquables et nous enchantent car nous allons y rencontrer des oiseaux magnifiques jamais rencontrés jusqu'ici : calao à bec rouge, perroquets, rapace, ...

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Les collines de Spitzkoppe se dressent à nous à travers la plaine, il est facile de s'orienter à vue pour nous y rendre.

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Nous arrivons vers 17h15 au camp après avoir parcouru au total 280 Km dans la journée. Alors que le ciel avait été très nuageux depuis le matin, avec quelques gouttes tombées dans la journée (!), le soleil a commencé à percer pour nous accueillir à notre arrivée.

Le décor qui s'ouvre à nous est alors somptueux : les roches en granite s'illuminent de couleurs rouges et oranges avec l'arrivée du coucher de soleil.

Ouhaha !

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Le garde nous présente le plan du site et nous indique les lieux possibles des emplacements : quasiment tout est libre et les emplacements sont vraiment très espacés les uns des autres ... aucun voisin ne peut perturber notre soirée !

Nous faisons une balade sur les pistes au pied de  la colline avant de décider de nous arrêter à 18h au numéro 14 qui nous semble parfait pour y passer la nuit.
Des damans des rochers (rongeurs) sont sur place et s'enfuient à notre arrivée. Ce sont des mammifères massifs, un peu plus gros qu'un lièvre, mais sans queue.

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A 18h30 la tente était dressée et le barbecue allumé : tous les emplacements en Namibie sont équipés d'un coin barbecue et d'un wc à proximité. Dans ce lieu sauvage, il n'y a pas d'électricité, mais on s'en passe très bien.
A noter qu'il y a aussi un coin toilettes et une douche à l'entrée du parc.

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Cet endroit est magique, en pleine nature, tranquille, serein, magnifique.

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Bien plus reposant que Sesriem, mais on s'en doutait, il n'est pas nécessaire de se lever à 4h30 et de faire un contre la montre pour monter les premiers aux dunes !

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Nous serons au lit a 22h00 après avoir pulvérisé notre tente de produit anti-moustiques : pas question de se faire piquer cette fois-ci !

Magnifique coucher de soleil ...

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Il s'agit ici d'un des plus jolis camps que nous ayons visité

 

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J8 : Vers Brandberg

J8 : dimanche 20 Oct. 2013

Dans le calme ambiant, nous nous sommes levés pour la premiere fois à 8h !
Petit dejeuner sur le lieu de notre camp en toute tranquilité, nous sommes partis de notre emplacement à 9h45 : c'est les vacances !
Il semblait possible d'atteindre le sommet en partant de l'emplacement du camp numéro 10 : nous y sommes allés pour voir ... Nous n'avions pas prévu dans notre planning de faire 7 heures de marche pour cela et la vue de ce coté ne nous a pas vraiment séduite.

Nous préférons donc suivre en 4x4 la piste qui contourne toute la montagne Spitzkoppe pour rencontrer quelques animaux et admirer le paysage sous tous les angles.
Nous avons ainsi vu un rapace :

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un magnifique lézard "Agame des colons" : lézard à tête rouge assez fréquent dans les rochers en Namibie

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Le contournement de la montagne à partir de l'emplacement numéro 10 s'est effectué sur 20 km et nous a ramené a l'entrée du camp par par où nous étions arrivés hier soir.

Certains points de vue sont très jolis :

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Trois kokerboom apparaissent en hauteur de la colline à l'entrée du parc : je décide de faire la petite ascension pour les approcher, soit 30 minutes aller/retour.

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Le kokerboom tient son surnom d'arbre-carquois du fait que les chasseurs utilisaient ses branches légères pour en faire des carquois. Ce grand aloès croit très lentement sur les sols rocheux. Son tronc est fibreux afin de retenir l'eau et décourager les animaux.

Il y a aussi de nombreux cactus sur cette colline :

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A 12h30 nous quittons le site pour nous rendre vers notre destination de la journée : Brandberg White Lady Camp.
La piste D1930 vers Uis est bien indiquée sachant que le parcours complet est estimé a 150 Km environ.

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A mi-parcours nous nous arrêtons sur le lit de la rivière Omaruru complètement asséchée (comme toutes les rivières que nous croiserons finalement) : nous y trouvons de nombreux arbres pour pique-niquer tranquillement à l'ombre pendant une heure.

Nous croisons également quelques batisses en ruine, et en regardant de plus près, joliment décorées même si ce ne sont pas des peintures rupestres  :-)

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Nous repartons ensuite vers Uis où nous nous arrêtons pour refaire le plein de carburant et racheter une bonbonne de 5 l d'eau car l'une avait éclaté a l'arrière du véhicule pendant le trajet ce matin !
A la sortie du commerce, nous croisons 3 jeunes femmes Himba allant faire leur course !

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Nous décidons de leur demander l'autorisation pour une petite photo ensemble ...

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A la sortie de Uis, nous croisons par hasard leur campement qui s'est installé en périphérie de la ville.

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Les Himbas font partie de la communauté Herero et se sont isolés lors des guerres contre les Nama, en migrant vers le Nord-Ouest de la Namibie, pour reprendre une vie de nomade et pratiquer l'élevage. Cet isolement et leur farouche résistance à la modernité a pu les protéger. Les femmes sont superbes parce qu'elles enduisent  leur corps et leur chevelure tressée de terre ocre (mélangé à du beurre et des cendres). Leur peau orangé est absolument magnifique. Elles s'habillent avec une jupette en peau de chèvre et portent aussi de nombreux bijoux en coquillages, cuir, sur leur poitrine nue.

Les Herero sont des peuples pasteur, une éthnie divisée en sous classe (Tjimba, Ndamuranda, Maharero, Zeraua, Mbandero... et les célèbres Himbas du Kaokoland). Leur origine se situe dans la Vallée du Grand Rift (Afrique orientale), ils se trouvaient jusqu'au début de la colonisation dans la vallée de Swakop, vivant de l'élevage de bétail. Les guerres contre les Namas, puis contre les allemands décimèrent quasiment complètement la population Herero, les survivants se dispersèrent dans tout le pays ou fuirent au Botswana. Les femmes portent toujours aujourd'hui une tenue héritée de l'époque victorienne et des missionnaires allemands. Elle consiste en une robe longue sous une panoplie de jupons et une coiffe avec deux cornes pointues. Il n'est absolument pas rare de rencontrer des femmes Herero dans Windhoek et le décalage entre leur tenue européenne du début du siècle et la modernité de la ville est saisissant.

 


 

Notre camp de Brandberg n'est maintenant plus très loin.

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Nous y arrivons à 17h15 : le lieu ressemble à un oasis magnifique avec 2 piscines et un jardin exotique en plein désert !

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Nous en profitons pour nous y raffraichir, boire un verre, goûter à la piscine et rejoindre notre emplacement au camping qui n'est pas très loin.
Les emplacements sont nombreux et très espacés : aucun problème pour trouver un endroit sympa et au calme.

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Le temps a été très ensoleillé toute la journée mais, peut-être avec l'altitude dans cette région, nous n'avons jamais eu trop chaud : il fait donc beau, ensoleillé, avec une chaleur supportable.

Le soir, le vent se lève légèrement et nous enfilons pull et pantalon pendant que les braises nous réchauffent en observant le coucher du soleil.
A 19h30 il fait nuit noire.


Ce fut encore une splendide journée, marquée surtout par la promenade autour de Spitzkoppe.
Les 150 Km réalisés pendant cette étape nous ont permis de profiter pleinement de la région, avec de nombreuses pauses, sans trop de fatigue : à conseiller donc !

Demain la journée risque d'être plus longue pour aller à Palmwag : il faudra se lever tôt.


Informations générales sur le massif du Brandberg

Le massif du Brandberg est un massif montagneux granitique d'origine volcanique (140 millions d'années ) abritant le point culminant de la Namibie : le Königstein (nom allemand signifiant « pierre du roi ») à 2 573 mètres d'altitude. Ce massif est connu pour ses très nombreux sites de peintures rupestres : la plus connu est la Dame blanche ou White Lady que l'on estime à 16 000 ans.

Nous n'étions pas intéressés pour faire la visite touristique de White Lady, faute de temps. De nombreuses randonnées pédestres "avec guide" sont organisées sur une période d'1h30 à 4 jours et doivent être très intéressantes.

Le masif se situe au cœur du Damaraland, dans le nord-ouest du désert du Namib, sur une surface de 650 km2 et est visible de très loin entre les plaines qui l'entourent. 

Le nom Brandberg signifie « montagne de feu ». Cette appellation vient de la couleur rouge qu'il arbore au coucher et au lever du soleil. Le massif est une intrusion granitique formant un plateau en forme de dôme. Sa structure géologique est typique du Damaraland, espace couvert de montagnes érodées, de collines et de koppies (petites collines), formées de granite. Ces empilements de granite sont d'anciennes chambres de magma apparues il y a plusieurs centaines de millions d'années, époque où le sud de l'Afrique connaissait une activité volcanique souterraine intense. Ces dépôts granitiques de magma refroidi ont peu à peu été révélés par l'érosion. Un des minéraux de base de ce granite est le feldspath. Ce cristal ayant une couleur légèrement rosée, le Damaraland est devenu célèbre pour la couleur rouge de ses roches, particulièrement pendant les coucher et lever de soleil. Cette particularité lui vaut même d'être parfois considérée comme la plus belle région de Namibie, avec également ses plaines à perte de vue.

Parmi les nombreux insectes présents dans la région figurent les nombreuses espèces de scorpions, dont un certain nombre endémiques au Brandberg, telles Brandbergia haringtoni...

 

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J9 : Vers Palmwag

J9 : lundi 21 Oct. 2013

Ce matin, nous avons mis le réveil à sonner à 6h40 car nous devons nous rendre à Palmwag et les 150 km à parcourir nous sont annoncés en 5 ou 6 heures.
Si nous voulons prendre notre temps et ne pas arriver trop tard à destination, nous devons partir vers 8h00.
La nuit fut la plus fraiche de toutes et malheureusement, aucun bruit d'éléphant ou de craquement de bois ne nous a réveillé !

Quelques oiseaux autour de notre camp

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Finalement, nous quittons le camp à 8h15 et décidons de remonter le lit de la rivière à promixité à la recherche des éléphants.
Nous avons tout d'abord envisagé de faire comme les guides (!) : "remonter le lit de la rivière à la rencontre des éléphants", mais au bout de quelques mètres nous réalisons que cela sera peine perdue. Le lit de la rivière est très très sablonneux et enlisant.
Nous prenons donc une autre option : suivre le coté de la rive, bien plus pratiquable !

Nous parcourons ainsi 23 kilomètres sans voir le moindre éléphant. En revanche, nous verrons des empruntes et des excréments qui justifient bien leur passage à cet endroit ...
Nous avons suivi plusieurs pistes amenant à des culs de sac au pied du massif.

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Au final, durant notre passage ici, le site de Brandberg nous a semblé moins "majestueux" que celui de Splitkkoppe. Il aurait surement fallu y rester 1 journée de plus pour y faire une randonnée encadrée afin d'en découvrir des faces cachées...

Cette balade nous permet de longer une partie de la montagne Brandberg jusqu'à 10h15, heure à laquelle nous récupérons la piste principale que nous devons emprunter pour nous rendre à Palmwag.

Quelques lézards à proximité de notre piste.

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Nous croiserons d'autres tribus Himbas le long de la route.

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Vers 11h30, après avoir déjà parcouru 107 kilomètres, nous nous arrêtons au pied d'un petit écriteau anodin posé à même le sol et mentionnant "Rock painting".

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Un petit sentier nous amène à un tas de roches granitiques dont nous pouvons faire le tour aisément.

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Nous apercevons à 3 endroits differents des peintures rupestres réalisées par les Buschman.

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C'est incroyable d'y accéder si facilement et sans aucune protection particulière des lieux .
Les roches sont déjà très érodées : il ne restera plus grand chose de ces vestiges dans quelques temps ...

Nous repartons après ces 15 minutes d'arrêt et arrivons vers 13H00 dans le lit de la rivière Aba Huab.
Comme hier, c'est au bord des lits de rivières que nous rencontrons des arbres majestueux nous apportant l'ombre nécessaire pour pique-niquer dans d'agréables conditions.
Nous serons accompagnés de 2 perroquets gris, d'un magnifique perroquet gris et jaune, peu farouche et de 2 calaos.

 

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A 14h00, nous repartons en direction du site "Organ Pipes" que nous souhaitions visiter et qui n'est pas situé très loin, près de Twyfelfontein.

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Sur le site, nous trouvons 2 femmes, sous une tente : elles sont guides et proposent leur service pour visiter le site, moyennant un pourboire, l'entrée étant gratuite.

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Organ Pipes ("tuyaux d'orgue") sont des roches en forme de longues colonnes de couleur rouille pouvant ressembler aux colonnes d'un orgue dans une église. Certains peuvent atteindre 5 m de haut. A leur origine, la séparation du supercontinent Gondwana en Afrique et en Amérique du sud il y a 125 millions d'années engendrant un certain nombre de curiosités géologiques en Damaraland . Les tuyaux de l'orgue au sud de Twyfelfontein sont les restes de la roche fondue, poussant vers le haut à travers la surface de la terre. La similitude de ces dalles de basalte vertical de tuyaux d'orgue est évidente. Les lignes droites et les formes géométriques sont intrigantes pour les photographes et géologues.

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Nous sommes un peu déçus car nous pensions faire une petite virée dans cet endroit et en fait il s'agit de quelques roches encaissées localement dont on fait le tour en moins de 20 min ...
Le site est surprenant, mais pas extraordinaire non plus.

À quelques pas de là on peut aussi visiter la montagne brûlée ("burnt moutain"), proclamée monument national en 1956. Les rayons du soleil lui donnent toute sa couleur au lever du jour. Le composé manganèse donne de riches couleurs rouges mélangés avec des nuances de noir et de pourpre. En journée, cet endroit est de couleur noire, comme s'il avait été couvert de cendres après un incendie. Nous ne l'avons pas visitée, l'horaire n'étant pas vraiment propice.


A 14h40, nous repartons vers notre camp de Palmwag

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où nous arriverons à 16h30 après avoir franchi un poste de contrôle ("barrière sanitaire").
Les paysages que nous rencontrons tout au long du trajet sont magnifiques.

Les sols sont parfois rouges, parfois blancs, noirs, verts, jaunes.

 

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Nous rencontrons également de nombreuses mini tornades.

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La forme et la couleur des montagnes dans la région de Palmwag nous font penser à celles du Colorado. Nous n'avons pas croisé d'Oryx, ni de Springbocks : les animaux se font plus rares.

Le camp de Palmwag ressemble à un oasis en plein milieu du désert : on y trouve des palmiers, 2 petites piscines, de la verdure, et des lodges.

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Juste à coté se trouvent les emplacements des camping qui sont assez "luxueux" : nous avons 2 lampes d'éclairage, une prise électrique, 2 points d'eau et même un évier en inox !

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Nous avons également une table en pierre sous abri et un très grand emplacement isolé pour notre véhicule.
Les toilettes / douches ne sont pas loin et la piscine ainsi que le bar à quelques mètres : bref, le grand luxe !

Le passage des éléphants en bord du camp est à quelques mètres : leurs traces sont évidentes et un panneau nous prévient du danger.

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J10 : Journée à Palmwag

 

J10 : mardi 22 Oct. 2013

On souhaitait prendre un peu notre temps au lit ce matin, mais le froid nous a réveillé plus tot que prévu ...
La nuit n'a jamais été aussi froide depuis notre présence en Namibie.
Heureusement que nous avions investi dans des duvets de bonne qualité ...

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Debout à 6h45 pour voir les premiers animaux arrivés à proximité du camp : Springsboks, zèbres et Koudou.

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Nous prenons notre temps pour le petit déjeuner, replier la tente, faire une petite lessive qui séchera rapidement et nous voila partis a 9h20 pour explorer quelques pistes autour de notre camp à Pamwalg.
Au bout de 5 km seulement de route, 2 véhicules etaient arrêtés (dangereusement) sur la piste principale : ses occupants observaient des girafes à proximité.
Nous empruntons alors une petite piste secondaire située en amont pour nous en approcher.

 

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Nous en avons compté au total près de 12 !
Nous repartons tranquillement mais nous n'observerons que quelques koudous et zèbres par la suite.

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Végétation particulière avec ce relief

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Après 2 heures de sortie en voiture, nous décidons de rentrer au camp pour déjeuner : il est 11h20 et nous avons fait 35 km environ.

Pendant la préparation du déjeuner, nous apercevons à midi une masse grise se déplacer à coté de notre emplacement : un éléphant !

Le premier que nous apercevons en Namibie ...
Nous avons largement le temps de le filmer et photographier : finalement, inutile de faire autant de km en plein désert sur les pistes,
les animaux viennent à nous !

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Nous déjeunons tranquillement et décidons à 14h30 de faire simple pour cet après midi : suivre à pied l'un des nombreux sentiers qui partent à travers la plaine à l'arrière du camp, par où passent les éléphants.

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L'endroit est très sec ...

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Mais au loin, il y a le lit d'une rivière, nous allons la suivre.

C'est tout l'avantage de passer 2 jours sur place : on a ainsi plus de liberté pour profiter pleinement du site.
La rivière à proximité n'est, pour une fois, pas asséchée ... c'est excessivement rare ...

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Ses couleurs sont magnifiques, nous rencontrons des hérons, libellules, lézards et plantes que nous n'avions encore jamais vus auparavant.

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Au retour, nous pourrons nous approcher de 2 zèbres magnifiques qui posent pour la photo.

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Des babouins sont à l'horizon, un oryx essaie de se cacher dans les herbes hautes et nous repérons facilement au sol de nombreuses traces d'éléphants.

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Allons-nous en rencontrer en chemin ?


Il fait forcement très chaud mais le vent qui s'est levé dans l'après midi nous aide à supporter cette chaleur.
Notre balade à pied aura duré 2 heures : nous irons à la piscine de 16h30 à 17h30 pour nous rafraichir.
La journée a été très reposante et en faisant uniquement 35 km par la route ce matin, nous aurons vu zèbres, girafes, éléphants, koudous pour la premiere fois en Namibie.

 

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J11 : Etosha, Okaukuejo

J11 : mercredi 23 Oct. 2013

Etosha : Etosha est l'endroit incontournable de Namibie. Il signifie "la grande blanche" et abrite et protège près de 114 espèces de mammifères et plus de 340 espèces d'oiseaux. Etosha a été déclaré réserve animalière en 1907, le parc s'étendait à l'époque sur 93 240 km2 ! Ce Parc National est grand comme deux départements français. Il est situé au nord de la Namibie et il s'étend à ce jour sur plus de 22 000 km² autour d'une vaste cuvette d'argile blanche, le Pan, née de l'évaporation d'un immense lac autrefois alimenté par les eaux de la rivière Kunene, qui a depuis dévié son cours vers le nord-ouest.
Réserve animalière depuis 1907, ce parc, initialement beaucoup plus étendu, reste cependant l'un des plus grands du monde. Il est entièrement clos. Nous pénétrons à l'intérieur par la porte ouest dite d’Okaukuejo.

Pour passer la nuit dans le parc même, il existe trois camps (dans l'ordre : Okaukuejo, Halali et Namutoni). Ces camps proposent des bungalows, chalets et emplacements de camping relativement bien équipés (shop, toilettes, douches, piscine, ainsi qu'un point d'eau éclairé pour observer les animaux de nuit). Ils ont été construits en plein milieu d'Etosha et ferment leurs portes à la tombée de la nuit. Il est interdit de circuler la nuit dans Etosha et si vous êtes dans un camp, il faudra attendre le lever du soleil pour en ressortir ! Il est conseillé de réserver longtemps à l'avance les hébergements dans Etosha. Quatre mois avant le départ minimum.

Nous nous y installons pour la première nuit et nous y resterons trois jours.

Etosha

 

Nous nous sommes levés très tôt ce matin : 6h45 et sans réveil .. nous avons a priori pas mal de route.
Nous quittons le camp vers 8h20 et faisons un premier arrêt à 8h50 : une source d'eau s'écoule et forme un petit ruisseau apportant beaucoup de verdure dans un endroit pourtant très sec.

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Les 100 premiers Km furent assez agréables jusqu'à Grootberg : nous avons vu de nouvelles girafes et surtout nos premiers mâles Koudou mis en valeur sur une crête, il est 9h15.

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C'est à ce moment là que nous quittons le Grootberg et ses montagnes dignes du Colorado ...

Conseil : Une journée supplémentaire dans cette région aurait été intéressante, notamment au lodge à proximité

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Ces arbres isolés dans les rochers sont très jolis autour de Grootberg, le paysage est ici très changeant.

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Joseph nous avait invité à quitter la route principale pour couper par la D2694.
Ce ne fût pas une si bonne idée ... : la piste est assez mauvaise, nous obligeant à ralentir et le paysage devient assez terne, ressemblant à une terre bulée.

Nous prenons en photo des énormes termitières, des éoliennes, cactus et quelques mini tornades très fréquentes par ici.

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Ces cheminées peuvent atteindre 8 m de haut. Elles sont très dures et faites d'un mélange de terre et de salive "cuit" par le soleil.


Nous avons du mal à trouver un peu d'ombre le long de la piste pour pique-niquer quelques minutes pendant midi.

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Ouf, nous quittons enfin cette piste pour retrouver la route qui nous mènera vers Etosha.

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Nous arrivons enfin à l'entree du parc d'Etosha, il est 15h45 et nous avons fait plus de 300 Km depuis notre départ ce matin (8h20), soit 7,5 h de route assez fatigante ...

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Après avoir effectué les formalités administratives, nous rencontrons au bout de quelques mètres seulement notre première lionne totalement à découvert !
Nous n'en n'avions jamais rencontrée en Namibie jusqu'à maintenant ...

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Nous arrivons au camp d'Okaukuejo à 16h10 : c'est ici qu'il faut payer sa taxe au Ministère du Tourisme (MET).

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Pour 3 jours / 2 pers., nous avons payé 510 $NB, soit 40 € environ.

Il y a une piscine, que nous n'avons pas testée, un petit commerce où nous avons acheté de la viande surgelée pour notre 3 prochaines soirées ainsi qu'un plan détaillé d'Etosha, incluant un guide des animaux d'Afrique, bien pratique pour le repérage ...

Le camping est très vaste, après avoir repéré notre emplacement, nous quittons le camp pour visiter la réserve : il nous reste une bonne heure avant la fermeture.

Nous allons jusqu'au pan, où il n'y a rien à voir si ce n'est une vaste étendue désertique (ancien lac asséché) ...

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Deux lionnes sont étendues derrière un arbre mort à quelques mètres de la piste : 4 véhicules sont déja stationnés et un minibus, l'accès est impossible ! Nous reprenons la piste principale et arrivons au point d'eau le plus près du camp : plusieurs éléphants s'y sont rassemblés.

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De suite, nous comparons au Kenya que nous avions visité il y a 2 ans : il y avait de multitudes pistes secondaires que les 4x4 pouvaient emprunter si bien que nous n'étions pas forcément entassés les uns à coté des autres ...

Ici, il y a une piste principale et dés qu'un évènement est repéré, de très nombreux véhicules s'y entassent ... Cela gâche un peu ...


Nous sommes de retour au camp avant sa fermeture, au coucher du soleil, pour une bonne douche car ici comme ailleurs en Namibie ... nous mangeons la poussière. Les véhicules sont dans un fichu état (intérieur / extérieur).

A la tombée de la nuit, le camp a été pris d'assault par les chacals : il y en avait partout, pour finir les éventuels restes des diners ...

Nous irons en fin de soirée au point d’eau illuminé du camp : magnifiquement aménagé, il y avait plusieurs rhinocéros regroupés.

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Nous avons observé le spectacle pendant 1 heure et étions au lit a 22h30, ce qui est tard par rapport à nos habitudes ...

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J12 : Etosha, vers Halali

J12 : jeudi 24 Oct. 2013

Les nuits sont ici bien moins fraiches qu'à Palmwag !
Nous avons entendu les grognements de lions toute la nuit et ce matin il y avait pas mal de bruit de moteurs dans le camp ...  ce qui nous a réveillé à 5h30.
L'alarme d'une voiture a même retenti ...

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Nous sommes donc allés au point d'eau à 6h,

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il faisait doux : nous y avons vu un troupeau de zèbres, d'Oryx et 2 lionnes.

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Bref, il manquait les éléphants et les girafes pour avoir la totale ...

A 7h il n'y avait déja quasiment plus personne au camp : tout le monde allait voir les animaux aux points d'eau dans la réserve à l'ouverture du portail.

Quelques photos des animaux qui se sont rassemblés autour de notre camp :

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Nous sommes partis vers 8h30 direction Halali en passant par les différents points d'eau indiqués sur la carte : Gemsbokyvlakte, Olifantsbad, Aus, Ondogab, Kapupuhedi (asséché), Odongab, Homob, Sueda, Salvadora (magnifique).

Nous faisions toutes les haltes qui s'imposaient selon notre rencontre avec les animaux en bordure de piste.
Deux énormes éléphants étaient en train de se rassasier des écorces d'un arbre à proximité de la piste : nous étions les seuls à les observer, il était 9h.

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Parmi les autres belles rencontres : troupeau de Koudou femmelles et males devant la voiture.

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Un peu plus loin des Bubales roux

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Des girafes

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Des oryx et Springboks

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Puis un troupeau de gnous : nous n'en n'avions jamais vus ici ... en revanche au Kenya, ils sont rois à Masai Mara

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Au final, nous avons rencontré un peu moins de touristes que la veille, à proximité du camp d'Okaukuejo.
Les pistes éloignées du pan que nous avons suivies (du type Rhino Drive, Elan Drive) sont longues, fatigantes et sans aucun intérêt ! A déconseiller ...

Elles nous ont fait perdre pas mal de temps et à la fin nous avions hâte d'arriver à Halali pour déjeuner ...
Nous y étions a 13h, ce qui fait finalement pas mal de route pour un départ à 8h30 ...

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Il y a un grand restaurant (self service) avec terrasse ombragée à proximité d'un gigantesque piscine : nous avons décidé d'y rester pour prendre un buffet salade assez copieux (192 $NB pour 2 pers. avec 2 boissons).

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Le camp était désert ... chaque touriste peut choisir son emplacement librement : nous avons choisi le nôtre et sommes allés ensuite visité le point d'eau du centre à 14h30.

Celui ci est assez grand et en surplomb, ce qui donne une très bonne vue dégagée.
Il y avait près de 25 éléphants regroupés, dont 2 éléphanteaux.

 

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Nous y sommes restés 1 heure et avons ensuite décidé de profiter de l'immense piscine ... il n'y avait personne et à 16h les animaux restent cachés à l'ombre ...
Achat de cartes postales au shopping du centre puis nous avons décidé d'aller au point d'eau extérieur de Rietfontein, situé à à 15 min seulement du camp. Nous y étions de 17h à 18h15.

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Ce fut magnifique : girafe s'abreuvant, outarde, rapace, aigle pêcheur

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L'aigle s'est mis à pêcher sa proie devant nous, du grand spectacle ...

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En rentrant, nous avons croisé notre premier suricate sur la route,

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Ainsi qu'un énorme troupeau de zèbres, de Springbocks, un chacal et des éléphants.

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Cette journée a été finalement celle où nous avons rencontré le plus d'animaux différents dans la même journée depuis que nous sommes en Namibie.
Le total des km parcourus dans la journée est de 160 Km.
Il n'y a quasiment personne au centre d'Halali, comme si tout le monde préférait rester à celui d'Okaukuejo ...
Nous dormirons plus au calme, tant mieux !


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J13 : Etosha, vers Namutoni

J13 : Vendredi 25 octobre


Levé a 6h30, je suis allé au point d'eau du camp : pas beaucoup d'animaux à part une hyène isolée, la premiere depuis notre arrivée en Namibie !
Nous quittons le camp vers 8h30 en longeant les differents points d'eau comme la veille : Goas, Springbokfontein, Batia.
Le point d'eau de Goas etait très intéressant et est absolument à voir.

La piste qui longe ensuite le pan en le surplombant donne un magnifique point de vue jusqu'au point d'eau qui s'appelle Okerfontein, très intéressant également.
Nous y avons observé de nombreux zèbres, éléphants, girafes, ... et 2 nouveaux oiseaux dont un secrétaire qui s'envole en passant devant notre véhicule.

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Nous décidons pour terminer cette matinée de passer au dernier point d'eau avant d'arriver au camp : il s'agit de celui de Kalkheuwel.
A peine arrivé, 10h30, un touriste nous indique qu'un léopard est présent au pied d'un petit buisson en plein milieu du parking !
Quelle joie de le voir si près ...

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Puis il se lève, magnifique, croise notre chemin pour aller se mettre à l'ombre quelques mètres plus loin.

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A l'approche d'une gazelle, il se positionne prêt à la prendre en chasse, nous pensions alors vivre un moment unique.
La gazelle devant sentir le danger, se retira et le léopard repris sa position d'attente.
Nous le quittons avec regret, après avoir observé les nombreux animaux qui se sont regroupés pour se désaltérer au point d'eau.

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Nous retournons au camp de Namutoni qui se trouve à 25 min d'ici.

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Namutoni est un ancien fort allemand repris par l'Afrique du sud : il a été démoli puis reconstruit en 1904.

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Le point d'eau aménagé au camp est vraiment sans intérêt, nous n'y verrons aucun animal : nous pensons que les points d'eau naturels situés à l'extérieur et à proximité du camp sont bien plus attrayants pour les animaux sauvages.

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Le camp dispose d'une piscine très agréable où nous sommes allés après le déjeuner car il fait très chaud.

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Les emplacements sont très vastes et, comme toujours, équipés d'un barbecue, prise électrique, éclairage : aucun problème pour s'installer.

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Nous sommes repartis vers 16h30 pour aller au point d'eau le plus proche : Chudop.
Il y avait de nombreux animaux présents.
Nous avons egalement pu apercevoir l'envol d'un rapace au moment du retour à 18h10.


Ce fut finalement la plus belle journée animalière avec cette proximité d'un léopard, assez rare à surprendre en général. Il est souvent perché sur un arbre ... c'était toujours le cas au Kenya ...
Mais nous ne savions pas encore ce qui allait nous arriver le lendemain matin ... à suivre !


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J14 : Vers Okonjima

J14 : Samedi 26 octobre

La nuit passée était déjà notre dernière nuit en camp ...
Nous décidons donc de partir tôt, c'est à dire avant le petit dejeuner, revisiter les 2 points d'eau situés à proximité : Chudop et xxx
Levé à 6h20, nous partons à 6h50 du camp après avoir très rapidement replié notre tente sur le toit. Nous reviendrons plus tard pour le petit dejeuner.
Un magnifique éléphant croise notre chemin, puis un Bustard s'envole devant nous.
Aucun animal au premier point d'eau de Chudop : nous décidons d'aller au second point d'eau où nous avions vu le léopard la veille.
Quelle bonne idée ...

C'est ainsi que nous sommes très surpris de rencontrer à 7h10 deux lions mâles marcher le long de la piste !
Nous les suivons : ils marchent paisiblement, nous avons le temps de les filmer et les prendre en photo pendant 10 minutes.
Ils s'écartent un peu de la piste mais restent à proximité en se dirigeant vers le point d'eau.

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Nous partons vers ce point d'eau pour les précéder et notre léopard croise notre route à son tour ... 4 min à peine après avoir quitté les lions !
Nous arrivons seuls au point d'eau à 7h30 en esperant voir arriver les lions ou le léopard pour s'abreuver.
Nous sommes restés à les attendre 30 à 45 min au point sans finalement jamais les apercevoir ...

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Nous sommes rentrés au camp pour le petit dejeuner : quelle matinée !
Voir 2 lions de si près et un léopard en quelques minutes, c'est plutôt exceptionnel ...

Nous nettoyons nos affaires et quittons le camp pour notre dernière étape, il est 10h45, direction Tsumeb, bien indiqué à la sortie du Camp.

Toute la route s'effectue sur la B1, route goudronnée en ligne droite, tirée au cordeau !
C'est assez reposant apres plus de 3 200 Km dont 90% de piste ...

Cette route est aménagée de nombreuses aires de pique nique où nous nous sommes arrêtés pour le déjeuner.
Apres Tsumeb, nous prenons la direction d'Otavi en restant sur la B1 puis rejoignons la seule grande ville traversée ce jour : Otjiwarongo.
C'est l'occasion de refaire le plein de carburant et de laver au karscher notre véhicule, pour la 2nde fois, car les 3 jours a Etosha ont été vraiment très poussiéreux.

La sortie prévue pour aller a notre lodge était indiquée a 48 Km au sud de cette ville mais nous l'avons loupée ...
25 Km plus loin, nous avons fait demi tour, ce qui a rallongé notre étape de 50 Km ...

Au sud de cette ville de nombreux panneaux alertent les automobilistes de la présence de phacochères : nous n'en n'avions quasiment pas vu a ce jour.
Ils étaient par dizaine à cet endroit, le long de la route limitée à 120 Km/h et pouvant traverser à tout moment : le danger est donc bien réel et nous craignions endommager notre véhicule la veille de notre retour alors qu'il était en parfait état !

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Et comme si cela ne suffisait pas, on a par endroit des babouins !

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Notre lodge, appelé Okonjima Main Camp, se trouve à 23 Km à l'intérieur des terres en traversant une réserve où sont réintroduits des guépards et léopards.

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Ce lodge est donc complètement isolé, si bien que nous avons eu beaucoup de mal (et nous n'étions pas les seuls) à trouver sa réception dans un labyrinthe de pistes !
Nous sommes finalement arrivés à bon bord à 17h45 après avoir parcouru 430 Km dans la journée, ce qui fût une étape assez longue finalement.

Ce lodge nous a semblé luxueux

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Le diner nous y attendait dans une magnifique salle de restaurant pour 20h.
Après le repas, nous avons participé au diner des porc-épiques et chacals : on leur donne les épluchures du restaurant chaque soir et ils arrivent rapidement ...
Un coin éclairé est aménagé pour photographier le spectacle dans d'excellentes conditions.

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Notre chambre a une vue directe sur le bush où l'on trouve de nombreux babouins, oryx ainsi que des termitières.

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Nous étions dans nos lits douillets à 23h.


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J15 : Retour vers Windhoek

J15 : Dimanche 27 octobre


Et voilà, notre dernière nuit en Namibie se termine ... déjà ...
Avec une vue ce matin sur le bush directement de notre lit ...

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Petit déjeuner à 8h, rangement des valises avant d'aller à l'aéroport, règlement des consommations, nous avons quitté ce lodge vers 10h, direction Windhoek par la B1 : belle route gourdonnée toute droite que l'on commence à bien connaitre maintenant.

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Nous profitons pleinement des derniers instants par une magnifique journée ensoleillée et souhaitons ralentir le temps.

Arrêt pique-nique le midi

 

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nombreuses termitières tout le long de la route

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nous faisons le plein de carburant à Windhoek comme il se doit et sommes vers 14h à l'agence pour rendre le 4x4.

Nous avons attendu 1h30 l'ouverture, c'est dimanche ... et l'Afrique.

Le véhicule est rendu propre, impeccable, pas une éraflure, pas une crevaison, incroyable vu les pistes empruntées.

La check-list n'a même pas eu lieu : "aucun problème à signaler".

Nous aurons fait au total 3 600 km.

L'agence nous ramène à l'aéroport comme convenu, tout cela est bien triste ...

Le retour par Air-Namibia vers Frankfort, puis par Air-France à Roissy, s'est déroulé sans encombre, comme à l'aller.

Deux jours plus tard, de retour en région parisienne, nous avions 2°C en début de matinée ...Sacrée chute des températures après nos 46°C.

Quel magnifique pays que la Namibie ...

Nous resterons nostalgiques en réalisant ce blog, en découvrant les 4 000 photos prises sur place, il faudra en garder 400 pour notre album ... choix très difficile !

 

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